(Photo : gracieuseté)
Dre Catherine Mercier-Linteau, son conjoint Nicolas Morin, André Aubé et sa conjointe Marilyn Deguire.

Saint-Jérôme : Tiktak Parkour, un projet pour faire bouger les familles 

Par France Poirier

Une tendance explose actuellement chez les jeunes… mais aussi chez les parents qui cherchent de nouvelles façons de reconnecter avec leurs enfants loin des écrans : le parkour.

Pourtant, au Québec, l’accès à des installations intérieures spécialisées demeure encore très limité dans plusieurs régions.

C’est dans ce contexte qu’une médecin de famille, Dre Catherine Mercier-Linteau, son conjoint Nicolas Morin, un ex-paramédic (et ancien cascadeur) et deux autres entrepreneurs des Laurentides ont lancé le 15 août TIKTAK, le premier centre d’obstacles et de parkour au nord de Montréal, à Saint-Jérôme.

Ils ont initié le projet avec leurs voisins et amis André Aubé et sa conjointe Marilyn Deguire, deux entrepreneurs.

Un vide à combler

Au-delà du projet d’affaires, on voulait combler un vide parce que de plus en plus les familles recherchent des activités physiques accessibles, stimulantes et intergénérationnelles.

« À la suite de la fermeture du Gym X à Saint-Jérôme, un centre que l’on fréquentait avec nos enfants, nous étions tellement tristes qu’on a voulu créer un autre gymnase avec des obstacles et parkour. On veut que les familles profitent de ça encore alors on s’est associé pour réaliser ce projet », explique Nicolas Morin.

Une zone de saut unique au Québec

Tiktak Parkour annonce l’arrivée d’un équipement unique au Québec : un BigAirBag, matelas gonflable de calibre international. Comptant des plateformes de saut de 4, 7 et 10 pieds, cette nouvelle zone permettra aux visiteurs de tous les niveaux de l’utiliser. Que ce soit pour un curieux qui veut découvrir jusqu’au sportif aguerri qui veut se perfectionner dans un environnement sécuritaire, l’équipement peut convenir à tous.  Il faut savoir que ce type d’équipement est normalement réservé aux athlètes de sports extrêmes de haut niveau que l’on rend accessible à tous.

La zone de sauts s’ajoute aux circuits d’obstacles de type Ninja Warrior, aux cours de parkour supervisés et au parkour libre déjà prévus dans le centre de plus de 12 000 pieds carrés.

« Après avoir travaillé pendant des années comme cascadeur, j’ai toujours rêvé de rendre ce type d’entraînement accessible au plus grand nombre. Aujourd’hui, les familles, les jeunes et les sportifs pourront vivre cette expérience ici, à Saint-Jérôme, dans un environnement encadré et sécuritaire », a souligné Nicolas Morin, président et cofondateur de Tiktak Parkour, ancien cascadeur professionnel.

Champ de pratique pour les athlètes

En plus du BigAirBag, une plateforme AirTrack est installée juste à côté, permettant la pratique de flips et de mouvements acrobatiques dans un environnement contrôlé. Le centre offrira également des cours de cascade et des cours de flips, encadrés par des entraîneurs qualifiés. Cette combinaison d’équipements devrait particulièrement séduire les athlètes de gymnastique, les skieurs acrobatiques et les adeptes de cheerleading.

Divisé en six zones distinctes, le centre propose une offre adaptée à chaque groupe d’âge. Les jeunes de 15 ans et moins peuvent s’initier au parkour à travers des cours pensés pour grimper, courir et sauter en toute sécurité, tandis que les 16 ans et plus profitent de cours de groupe supervisés, renouvelés chaque semaine, pour développer équilibre, agilité et confiance, peu importe le niveau.

« Notre but c’est vraiment d’aller atteindre toute la population, puis de faire bouger tout le monde de différentes façons. Puis là, on débute cette année avec des cours généralistes, mais on a déjà l’intention d’ajouter des cours, tant pour les tout-petits, que des cours spécialisés pour les personnes âgées éventuellement avec des programmes comme les préventions des chutes. On a vraiment un large spectre de choses qu’on peut faire dans notre centre. Ça c’est important pour nous d’avoir une mission quand même multi, c’est d’aller chercher beaucoup de gens dans la population. Les valeurs qu’on veut promouvoir, puis notre mission de faire bouger les ados de leur écran », explique Marylin Deguire, associée.

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