Marathon P’tit Train du Nord : les places s’envolent en quelques heures
Par Jean-Simon Guay
Avant de courir, il fallait déjà être rapide pour s’inscrire. Les 3 000 places du demi-marathon du P’tit Train du Nord ont trouvé preneur en moins de 19 heures. Ouvertes trois jours plus tard, les inscriptions au marathon se sont remplies en moins de 17 heures. Les deux épreuves afficheront donc complet les 3 et 4 octobre.
Le samedi, les participants parcourront 21,1 km entre Piedmont et la place de la Gare de Saint-Jérôme. Le lendemain, les marathoniens s’élanceront de Val-David pour un trajet de 42,2 km jusqu’au même point d’arrivée. Au total, l’organisation a offert 6 000 places, réparties également entre les deux épreuves.
D’une année à l’autre, les places trouvent preneur toujours plus rapidement, observe le promoteur Alain Bordeleau. Malgré cet engouement, son équipe évite de tenir le succès pour acquis. « On fait toujours comme si c’était une nouvelle année, on travaille fort pour la promotion », explique-t-il.
L’événement présente sa neuvième édition en dix ans, celle de 2020 ayant été annulée en raison de la pandémie.
« C’est un beau compliment venant justement de quelqu’un qui vient d’un pays qui est quand même magnifique au niveau des paysages »
– Alain Bordeleau
Une course contre soi-même
Le parcours attire notamment des coureurs qui souhaitent améliorer leur temps. Selon M. Bordeleau, environ 25 % des personnes qui terminent le marathon réussissent, chaque année, le standard de qualification pour Boston.
Courir vite n’a toutefois pas la même signification pour tout le monde. Alain Bordeleau rappelle qu’un marathonien qui termine en quatre heures et demie peut être tout aussi compétitif qu’un autre qui franchit l’arrivée en deux heures et quarante-cinq minutes. Chacun cherche à repousser sa propre limite.
« C’est juste qu’il est moins vite, mais ça ne veut pas dire qu’il est moins compétitif », souligne-t-il.
La réputation de l’événement rejoint également des athlètes internationaux. Certains contactent désormais l’organisation de leur propre initiative, après en avoir entendu parler par d’autres coureurs.
Le parc linéaire comme attrait
Alain Bordeleau attribue une partie de cet intérêt au cadre de la course. Le tracé emprunte le parc linéaire du P’tit Train du Nord, au milieu des arbres et des couleurs automnales.
« C’est un joyau, c’est quelque chose d’unique de pouvoir courir sur un parcours comme ça », affirme-t-il.
Il garde notamment le souvenir d’un coureur suisse venu participer à l’événement. Après la course, celui-ci aurait écrit sur Facebook, selon le promoteur : « Si vous avez un seul marathon à courir dans votre vie, c’est celui-là. »
« C’est un beau compliment venant justement de quelqu’un qui vient d’un pays qui est quand même magnifique au niveau des paysages », relève M. Bordeleau.
Selon son estimation, les participants provenant de l’extérieur du Québec représentent généralement de 10 à 15 % des coureurs, parfois davantage. Des gens viennent notamment de l’Ontario, de l’Ouest canadien, des États-Unis, d’Europe et de Taïwan. Plusieurs sont accompagnés de proches et profitent du séjour pour découvrir la région.
Environ 750 bénévoles
La fin de semaine mobilisera environ 750 bénévoles. L’installation des sites, des bornes sur le parcours et de la remise des dossards au centre Claude-Beaulieu occupera l’équipe dans les jours précédant les courses.
Bordeleau souligne la collaboration des municipalités, des MRC et de l’équipe du parc linéaire pour résoudre les difficultés qui se présentent, notamment lorsque des travaux touchent le parcours.
Une nouveauté s’ajoute cette année : les auteurs et conférenciers Jean-Yves Cloutier et Jean-François Harvey viendront rencontrer les coureurs lors de la remise des dossards.
Les deux courses se termineront à la place de la Gare, à Saint-Jérôme.