Normand Beaudet et Denise Brouillard, porte-parole et chargée des communications Coalition Alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord, Chantal C. Mougenot, porte-parole et Carole Terrault, citoyenne de Saint-Jérôme.

| Par France Poirier

Agrandissement du lieu d’enfouissement de Sainte-Sophie

« Rapport du BAPE incohérent et en porte-à-faux avec le développement durable »

La semaine dernière, des membres de la Coalition alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord (CAER) sont rendus devant les bureaux de la MRC de la Rivière-du-Nord pour démontrer leur mécontentement en lien avec le rapport du BAPE favorable à l’agrandissement du lieu d’enfouissement à Sainte-Sophie.

 

Normand L. Beaudet et Chantal C. Mougenot, co-porte-paroles de Coalition Alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord et Lucie Massé et Marcel Gosselin, co-porte-paroles d’Action Environnement Basses-Laurentides signaient un communiqué en désaccord avec le rapport du BAPE.

Les conclusions du rapport du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) portant sur le projet de Waste Management d’agrandir son lieu d’enfouissement technique (LET) de Sainte-Sophie ont étonné les membres la Coalition alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord (CAER). « Il y a de quoi choquer les citoyennes et citoyens de la MRC Rivière-du-Nord ainsi que toutes les personnes souhaitant un développement plus durable du Québec », a déclaré Normand L. Beaudet, porte-parole de la CAER.

La CAER s’étonne de l’appui du BAPE à la poursuite jusqu’en 2040 d’un enfouissement annuel d’un million de tonnes de déchets. « Un million de tonnes, c’est une fois et demie le volume de la grande tour de la Place Ville-Marie, année après année ! Un million de tonnes, c’est le poids de plus 660 000 automobiles, enfouies chez nous à Saint-Sophie, chaque année jusqu’en 2040 ! », illustre monsieur Beaudet.

Selon la CAER, « le BAPE fait totalement abstraction des objectifs de réduction des matières destinées à l’enfouissement que vise la Communauté métropolitaine de Montréal d’où provient « l’inéquitable importation » des 90 % des déchets enfouis sur le territoire de la MRC de La Rivière-du-Nord ».

« Dans ce contexte, le BAPE aurait dû logiquement recommander au gouvernement du Québec un tonnage annuel conditionnel devant être régulièrement réévalué. Ou encore, proposer des critères pour cette réévaluation », explique le porte-parole de la CAER. Cela d’autant plus que le rapport signale le besoin d’une révision stratégique de l’ensemble de la gestion des matières résiduelles au Québec. « Du point de vue du développement durable, nous devrions réduire, réutiliser, recycler/com-poster ou autrement valoriser une part considérable de ces ressources que nous gaspillons dans un méga site d’enfouissement générateur de gaz à effet de serre (GES) et autres problèmes environne-mentaux et sanitaires à long terme. »

« Le rapport du BAPE signale d’ailleurs l’absence de contrôle sur les GES générés par le mégadépotoir ainsi que sur la possibilité de « blanchiment de déchets » comme matière de recouvrement des ordures, mais sans faire aucune recommandation à Waste Management », s’indigne également Lucie Massé, porte-parole d’Action Environnement Basses-Laurentides, un comité citoyen de la région aussi membre de la Coalition.

Pour eux, le BAPE avalise l’agrandissement dans une zone où se situent un boisé et un milieu humide qui abritent diverses espèces floristiques et fauniques. Ils plaident que ces milieux naturels seraient entièrement détruits à la fin de l’exploitation. « C’est incohérent avec l’obligation des MRC de se doter de plans régionaux de milieux humides et hydriques », plaide Chantal C. Mougenot, co-porte-parole de la CAER.

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