Sécurité routière : cinq MRC sonnent l’alarme
Cinq MRC des Laurentides unissent leur voix pour réclamer à Québec des interventions plus rapides sur le réseau routier provincial. À l’approche de la campagne électorale, elles demandent aussi des engagements clairs aux différentes formations politiques.
Autoroute 50, route 117, autoroute 15, routes 329, 364 et 370. Les secteurs problématiques se multiplient à travers les Laurentides. Réunies lundi matin, cinq MRC ont lancé un appel commun au gouvernement du Québec et au ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD). « On connaît des endroits qui sont dangereux. Ce qu’on ne connaît pas encore, c’est le plan pour corriger tout ça », a lancé Catherine Hamé, préfète de la MRC des Pays-d’en-Haut.
Selon elle, le problème dépasse l’état de l’asphalte. Certaines intersections et configurations ne répondent plus aux volumes de circulation actuels. Les MRC évoquent aussi la croissance démographique et l’achalandage touristique pour expliquer la pression accrue sur le réseau.
Des axes sous pression
Dans Antoine-Labelle, Daniel Bourdon réclame notamment des améliorations à la route 117. « Ce que ça prend, c’est une volonté gouvernementale d’y aller par étape », a soutenu le préfet. Le projet d’élargissement entre Labelle et Rivière-Rouge est évalué à 222,3 M$. Toutefois, Québec indique actuellement que « l’échéancier et la portée du projet sont en révision ».
Dans la MRC des Laurentides, Marc L’Heureux réclame lui aussi une intervention rapide. « Les besoins sont connus, documentés et urgents. Les investissements nécessaires doivent être réalisés sans délai », a-t-il affirmé.
Du côté d’Argenteuil, l’autoroute 50 demeure au cœur des préoccupations. Christian David, qui représentait la MRC, demande « des échéanciers clairs et publics » pour accélérer sa sécurisation et son dédoublement. « Les dangers de l’autoroute 50 ne sont plus vraiment à démontrer », a-t-il ajouté.
En mars, neuf rapports du Bureau du coroner ont formulé des recommandations communes après des décès sur cet axe. Les coroners recommandent notamment des séparations médianes et la poursuite des travaux d’élargissement.
Des investissements, mais de l’impatience
Québec prévoit déjà 491,3 M$ pour les infrastructures de transport des Laurentides entre 2026 et 2028. De cette somme, environ 315,4 M$ sont destinés à l’efficacité et à la sécurité du réseau. Pour les cinq MRC, l’enjeu se situe donc également dans la vitesse d’exécution et la planification des interventions.
Xavier-Antoine Lalande, préfet de La Rivière-du-Nord, interpelle directement les candidatures provinciales. « C’est le temps maintenant de nous proposer un projet pour régler rapidement ces problèmes-là », a-t-il lancé.
Catherine Hamé résume finalement la demande adressée aux différentes formations : « Quel engagement allez-vous prendre pour la sécurité sur nos routes? »
