(Photo : Photo Médialo - Alexane Taillon-Thiffeault)
La première ministre sortante Christine Fréchette, en compagnie de la ministre sortante de la Santé Sonia Bélanger et plusieurs candidats des Laurentides.

Santé : la CAQ veut renforcer les soins en région

Par Alexane Taillon-Thiffeault

Réunis à Saint-Colomban le 31 août dernier, Christine Fréchette et Sonia Bélanger ont présenté les engagements de la Coalition avenir Québec (CAQ) en matière de santé, promettant notamment de réduire les délais d’attente et de renforcer la première ligne. Plusieurs candidats caquistes des Laurentides étaient présents pour l’occasion.

La santé était au cœur de l’annonce de Christine Fréchette, qui a insisté sur l’importance d’agir sur les délais d’attente pour les Québécois. « L’attente pour une chirurgie, l’attente pour un diagnostic, l’attente pour un examen, l’attente pour consulter un médecin ou pour être vu à l’urgence », a-t-elle énuméré.

Si la CAQ est portée au pouvoir en octobre, la formation souhaite notamment former davantage de médecins de famille en région, en collaboration avec le réseau des universités du Québec.

La formation politique veut également donner davantage de responsabilités aux autres professionnels de la santé. Elle propose notamment d’élargir les soins pouvant être offerts par les infirmières et de créer un statut particulier pour les infirmières cliniciennes spécialisées dans les soins aux aînés.

Sonia Bélanger, ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés, a précisé que ces infirmières pourraient jouer un rôle accru auprès des personnes âgées, notamment dans les hôpitaux et les CLSC. La CAQ souhaite aussi créer un ordre professionnel pour les paramédics afin de leur permettre de donner davantage de soins. Les pharmaciens pourraient également voir leurs responsabilités élargies. « Le plus d’intervenants qui ne sont pas des médecins peuvent en mener large, le plus on décloisonne l’accès aux soins », a résumé Mme Fréchette.

Davantage de privé pour réduire les délais

La CAQ entend par ailleurs augmenter le recours au secteur privé pour diminuer les listes d’attente. La formation promet de réaliser 100 000 examens d’imagerie supplémentaires par année dans le privé, sans frais pour les patients.

Pour les personnes qui attendent trop longtemps une chirurgie, un transfert vers un autre hôpital ou une autre région serait également prévu. Dans certains cas, lorsque le délai jugé raisonnable serait dépassé, le patient pourrait être transféré vers le privé. « En santé, votre code postal ne devrait jamais déterminer combien de temps vous allez devoir attendre », a déclaré Mme Fréchette.

La CAQ souhaite aussi ouvrir la discussion sur la pratique mixte, qui permettrait aux médecins de travailler à la fois dans les réseaux public et privé.

Plusieurs questions soulevées

Questionnée par le Journal Le Nord sur les difficultés à attirer et à retenir des médecins de famille en région, Mme Fréchette a insisté sur la formation locale pour favoriser leur établissement à long terme. « Souvent, quand on étudie dans une région, on crée des liens, on s’enracine et puis, le plus souvent, on y travaille », a-t-elle soutenu, rappelant également que le nombre d’étudiants en médecine avait été augmenté au cours des dernières années.

La question de l’hôpital de Saint-Jérôme a également été soulevée. Mme Fréchette a rappelé qu’un investissement d’environ un demi-milliard de dollars avait été annoncé pour accroître notamment la capacité chirurgicale de l’établissement. « Le projet est lancé, les appels d’offres sont en cours », a-t-elle indiqué.

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