(Photo : Photo Médialo - Alexane Taillon-Thiffeault)

La MRC de La Rivière-du-Nord s’adjoint un conseiller scientifique

Par Alexane Taillon-Thiffeault

La MRC de La Rivière-du-Nord a annoncé, le 19 août, la nomination du professeur Diego Ramirez Cardona, de l’École de technologie supérieure (ÉTS), à titre de conseiller scientifique en chef.

Cette nomination marque le début d’un partenariat entre la MRC et l’établissement d’enseignement supérieur, avec l’objectif de favoriser le transfert de connaissances et l’innovation appliquée aux besoins du territoire. Le professeur Ramirez Cardona accompagnera notamment la MRC dans des dossiers liés à la mobilité, aux infrastructures durables, aux écomatériaux et au transport innovant.

Pour le préfet de la MRC, Xavier-Antoine Lalande, cette collaboration représente une occasion d’accéder à une expertise scientifique pouvant répondre aux défis qui se dessinent dans la région.

« C’est vraiment une opportunité pour développer des projets, de mettre à jour nos acquisitions de connaissances, puis d’avoir accès à un paquet de chercheurs au Québec qui viendraient nous aider pour résoudre des problèmes », explique-t-il.

Une expertise axée sur la mobilité

Professeur à l’ÉTS depuis 2021, Diego Ramirez Cardona possède une expertise particulièrement liée aux infrastructures de transport et aux nouvelles technologies dans le domaine de la mobilité. Avant de s’établir au Québec, l’ingénieur d’origine colombienne a étudié et travaillé en France, notamment pour la SNCF et dans le domaine de l’innovation liée aux routes et aux infrastructures.

Son profil correspond aux besoins exprimés par la MRC, qui souhaite notamment réfléchir à de nouvelles façons de gérer la mobilité sur son territoire.

« J’aimerais beaucoup qu’on travaille sur comment améliorer la mobilité dans le territoire », affirme le professeur. Il souligne notamment l’augmentation de la population et le nombre de personnes qui se déplacent quotidiennement depuis la région de Montréal, deux facteurs qui contribuent aux enjeux de congestion routière.

Selon lui, certaines solutions pourraient être relativement simples. « L’infrastructure, c’est les feux de circulation, mais c’est aussi les marquages au sol. Il y a des solutions tellement simples qu’on peut appliquer qui peuvent avoir un impact quand même important », explique-t-il.

À plus moyen terme, il souhaite également explorer l’utilisation de matériaux innovants pour les infrastructures de transport. L’objectif serait notamment de réduire la fréquence des interventions sur les routes et, par conséquent, les fermetures et les perturbations de la circulation.

Un pont entre la recherche et le territoire

Au-delà de sa propre expertise, Diego Ramirez Cardona souhaite aussi agir comme un lien entre la MRC et le milieu de la recherche québécois. Il rappelle qu’il ne peut être spécialiste de tous les enjeux auxquels seront confrontées les municipalités.

Cette capacité à mettre les municipalités en contact avec les bonnes ressources scientifiques fait partie de l’intérêt du nouveau rôle. Pour Xavier-Antoine Lalande, les défis liés au vieillissement et à la croissance démographique, à l’augmentation du coût des infrastructures et à la mobilité nécessitent justement de nouvelles connaissances.

« La volonté d’améliorer nos données, l’acquisition de connaissances pour armer la qualité de nos infrastructures à notre géographie, c’est vraiment important », souligne le préfet.

Le partenariat pourrait également permettre aux cinq municipalités de la MRC de bénéficier de l’expertise du professeur et de son réseau. Selon M. Lalande, le recours à la recherche universitaire peut par ailleurs représenter une avenue intéressante sur le plan financier, puisque des fonds de recherche québécois et canadiens peuvent contribuer au financement de certains projets.

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