| Par France Poirier

Réorganisation des services jeunesse

SANTÉ. Le syndicat de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) dénonce des coupes au niveau des services à la jeunesse au Centre intégré de santé et des services sociaux (CISSS) des Laurentides.

En effet, le CISSS a annoncé que d’ici la fin du mois de septembre, 14 éducateurs spécialisés perdront leur poste, soit plus de 30 % des services d’éducateurs externes en CLSC et en centre jeunesse. «Ce sont des gens pour la plupart expérimentés qui ont fait le choix de travailler en prévention et dont le CISSS s’apprête à disposer sans reconnaître d’aucune façon la valeur de leur travail», indiquait la porte-parole régionale de l’APTS, Marie-Ève Meilleur.

«Nous sommes très étonnés de la réaction de l’APTS puisque nous avons travaillé en  collaboration avec ce syndicat depuis le début de notre démarche qui vise à améliorer nos services à la jeunesse. Des modifications de poste ont été réalisées, mais cela ne constitue absolument pas une coupure de services, mais bien un ajout de ressources afin de répondre encore mieux aux besoins de la clientèle», souligne la porte-parole du CISSS des Laurentides, Myriam Sabourin.

Réorganisation des ressources

Le CISSS soutient que 14 postes d’éducateur seront effectivement abolis dans la communauté affectée aux services aux jeunes pour l’ensemble de la région des Laurentides. «Cependant, ces postes seront remplacés par d’autres fonctions afin de mieux répondre aux besoins de la clientèle», ajoute Mme Sabourin. Elle mentionne que le CISSS a ajouté 19 postes de techniciens en travail social; 2,5 postes de travailleurs sociaux; 13 postes d’éducateurs en réadaptation pour la Direction du programme jeunesse et 8,2 postes d’intervenants sociaux pour la Direction de la protection de la jeunesse.

«Le tout assurera un accès plus rapide et une plus grande intensité de service à la clientèle. Cette transformation ne représente pas une perte de postes, mais au net la création de 28 postes d’intervenants pour mieux servir les jeunes de la région», explique Myriam Sabourin.

«Une situation qui se dégrade»

Le syndicat estime, par ailleurs, que depuis les récentes fusions pour créer le CISSS des Laurentides, la nouvelle direction des services à la jeunesse est confrontée à une situation qui se dégrade. «Malgré les pressions exercées sur le personnel, les listes d’attente en CLSC et en centre jeunesse ne cessent de s’allonger, le nombre de signalements en attente d’évaluation bat des records, des jeunes doivent être placés dans des centres de réadaptation ou en famille d’accueil en dehors de la région», explique Mme Meilleur.

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