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Pénurie de main-d’oeuvre : La réponse des candidats (Prévost)

Par Rédaction

À peine remis de la pandémie, les employeurs font maintenant face à un autre défi de taille pour lequel ils peinent à trouver des solutions: la pénurie de main-d’œuvre. Certaines entreprises des Laurentides doivent hausser les salaires pour attirer la main-d’œuvre, d’autres font venir leurs employés par autobus de Montréal, malgré des coûts significatifs associés au transport, et des restaurateurs réduisent leurs heures d’ouverture ou se tournent vers l’intelligence artificielle. De votre côté, quelles solutions leur proposez-vous?

Sonia Bélanger.

Sonia Bélanger.

Sonia Bélanger, candidate pour la Coalition avenir Québec

Le manque de main d’œuvre a des conséquences majeures pour notre région et partout au Québec. C’est pourquoi « l’Opération main-d’oeuvre » a été mise en place pour former et requalifier 170 000 travailleurs dans les secteurs prioritaires.

Récemment, le Premier ministre, François Legault, a présenté son plan pour moderniser la formation professionnelle, qui sera doté d’une enveloppe de 348 millions de dollars, afin de combler le manque de main-d’œuvre qualifiée dans plusieurs secteurs névralgiques de l’économie québécoise. Dans un prochain mandat, nous visons à augmenter le nombre de diplômés en formation professionnelle de 30 000 principalement dans les secteurs manufacturier, technologique, des services publics et de la construction.

Ce plan prévoit que davantage de jeunes de secondaire 3 et plus pourront suivre des cours de formation professionnelle pendant leur formation générale afin d’être prêts pour le marché du travail dès leur sortie de l’école secondaire.

Des programmes courts accompagnés de bourses de 2 000 $, comme celui mis en place pour les préposés aux bénéficiaires pendant la pandémie, seront aussi créés. Enfin, un gouvernement de la CAQ viendra appuyer financièrement les personnes en réinsertion à l’emploi qui souhaitent intégrer un programme de formation courte.

Je suis certaine que ce plan permettra d’aider nos entreprises, ici dans les Laurentides.

Thérèse Chabot.

Thérèse Chabot.

Thérèse Chabot, candidate pour le Parti québécois

La pénurie de main-d’œuvre frappe partout et dans tous les domaines. Le Taux chômage pour août 2022 dans les Laurentides est de 4,6% (source ISQ). Les besoins se font sentir chez nos PME et plus particulièrement dans deux secteurs : le secteur des services et le secteur agricole. Nous devons agir, maintenant!

Voici quelques propositions du Parti Québécois :

  • Favoriser 50 % de l’immigration en région avec des mesures d’intégration au travail et de francisation; 

  • Émission de permis de travail régionaux pour les travailleurs étrangers saisonniers dont certains agriculteurs ont cruellement besoin ne serait-ce que pour notre autonomie alimentaire; 

  • Permettre l’arrêt des cotisations au Régime de rentes du Québec (RRQ) pour les personnes de 65 ans et plus occupant un emploi. 

Pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre, le Parti Québécois a annoncé qu’il veut ramener 150 000 personnes expérimentées sur le marché du travail d’ici 2030. Pour ce faire, il s’engage à donner aux intéressés un important rabais d’imposition, sans pénalité quant à leurs revenus de retraite. Même à temps partiel, l’expertise et l’apport des travailleurs expérimentés seront bénéfiques. Ces gens ont encore beaucoup à donner à la société. La circonscription de Prévost a besoin de toutes ces personnes. 

Benoit Cloutier.

Benoit Cloutier.

Benoit Cloutier, candidat pour le Parti conservateur du Québec

Je crois que la question que nous devons nous poser c’est : Avant la pandémie, avions-nous un problème de main-d’œuvre? La réponse en quelque sorte est que maintenant les entreprises québécoises ont durement souffert des mesures imposées par le gouvernement du Québec depuis les deux dernières années.

Plusieurs facteurs ont contribué à exacerber la pénurie de main-d’œuvre parmi lesquels de multiples programmes d’assistance qui ont eu pour effet de décourager le retour au travail. Face à un gouvernement fédéral dépensier qui multiplie les programmes d’assistance, le gouvernement du Québec a toutefois plusieurs outils à sa disposition pour répondre à cette crise. Le Québec est l’endroit en Amérique du Nord ou la taxe sur la masse salariale est le plus élevée, ceci contribue fortement à démotiver nous employés à joindre le marché du travail.

Augmenter le crédit d’impôt au prolongement de carrière des travailleurs d’expérience. De 1500 $ à 3000 $ pour les 60 à 65 ans. De 1650 $ à 5000 $ pour les 65 ans et plus. Le crédit d’impôt sera remboursable

Diminuer progressivement les taxes sur la masse salariale pour ramener à l’intérieur de la moyenne canadienne. Éliminer la taxe sur les produits usagés. Une autre source de motivation, un gouvernement conservateur augmentera l’exemption personnelle de base d’impôt des particuliers à 20 000 $ plutôt que 15 728 $. Toutes ses solutions aux problèmes de main-d’œuvre criants et urgents, peuvent être réalisées sous un gouvernement conservateur.

Rose Crevier-Dagenais.

Rose Crevier-Dagenais.

Rose Crevier-Dagenais, candidate pour Québec solidaire

Le manque de personnel est directement relié à trois facteurs. L’accessibilité aux logements abordables, l’efficacité du transport en commun et l’augmentation du coût de la vie par rapport au salaire minimum.

Dans Prévost, le taux d’inoccupation des logements est presque nul. Le prix de l’immobilier a explosé dans les dernières années, mais les salaires ne suivent pas l’inflation. Se déplacer autrement qu’en voiture est difficile, avec un réseau de transport en commun déficient et inadapté. La voiture devient essentielle, malgré les frais importants reliés à celle-ci. Il y a donc différents défis à relever pour que la main-d’œuvre ait les moyens de s’établir dans la région.

Québec solidaire haussera le salaire minimum à 18 $ l’heure dès un premier mandat. Nous fournirons de l’aide financière aux PME et aux organismes communautaires pour pallier aux revenus additionnels que cette mesure engendrera à travers l’impôt. En plus de construire des logements sociaux, Québec solidaire s’engage à protéger les droits des locataires et contrer l’augmentation abusive du prix des maisons et des logements. Nous développerons un système de transport public qui réduira la dépendance à l’auto que ce soit en ville ou en zone rurale.

Suzanne Pomerleau.

Suzanne Pomerleau.

Suzanne Pomerleau, candidate pour le Parti libéral du Québec

La pénurie de main-d’œuvre est un frein pour notre économie et la région des Laurentides n’est pas épargnée. Pour y arriver, il faut tout mettre en œuvre pour que les aînés qui souhaitent travailler et contribuer à l’essor de la région puisse le faire sans être pénalisés au niveau financier. Les travailleurs expérimentés sont une source de connaissances et d’expériences que l’on doit chérir et nous devons les aider à faire face à la hausse du coût de la vie. Cependant, avec les règles fiscales actuelle, il n’est pas avantageux pour une personne de 65 ans et plus de retourner sur le marché du travail. Un gouvernement libéral mettrait de l’avant deux mesures en ce sens soit d’augmenter l’exemption de base d’impôt des travailleurs de 65 ans et plus, de 15 000 $ à 30 000 $ et de mettre fin aux cotisations au Régime de rentes du Québec (RRQ) des travailleurs de 62 ans et plus, sans impact sur les rentes qu’ils recevront à la retraite. Cela pourra rapporter jusqu’à 3 000 $ d’économie pour un salarié et 6 000 $ pour un travailleur autonome. En tant que candidate dans Prévost, je m’engage à ce que cela change et que les Laurentides puissent bénéficier du talent de nos travailleurs expérimentés.

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