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Péladeau interpelle le gouvernement libéral

Par lpbw

LOGEMENT SOCIAL. Pierre Karl Péladeau, en compagnie de sa collègue députée d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, Marjolaine Despars, coordonnatrice adjointe du Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal et de François Villemure, directeur général de L’Avenue Hébergement communautaire, ont dénoncé, lundi matin, les coupes du gouvernement libéral de Philippe Couillard dans le programme AccèsLogis Québec.

Ils ont également demandé au gouvernement de rétablir le financement complet du programme d’AccèsLogis, afin de construire 3000 logements sociaux par année. «Le financement du programme AccèsLogis Québec a été amputé de moitié par les libéraux pour 2015-2016. Il doit être rétabli. AccèsLogis est le seul programme de logement social existant, et il est actuellement en péril. Il devait permettre de financer 3000 logements sociaux par année, mais les récentes coupes du gouvernement ont ramené ce total à 1500 unités. Par ailleurs, 6000 unités approuvées et techniquement en cours de construction sont bloquées. Pourquoi?», a questionné Pierre Karl Péladeau.

Cette grande tournée «logement» leur aura permis, toute la semaine, de prendre le pouls sur le terrain. «J’ai visité des groupes en habitation, notamment dans le Grand Montréal, les Laurentides, en Montérégie ainsi qu’en Outaouais. J’ai pu constater les besoins toujours criants en matière de logement. Les problèmes sont clairs : délais de plus en plus longs à la Société d’habitation du Québec, abolition des subventions contribuant aux montages financiers, par exemple pour les programmes Rénovation Québec et ClimatSol, terrains et immeubles de plus en plus rares. La survie même d’AccèsLogis est lourdement menacée, c’est inacceptable», a déploré Carole Poirier, la porte-parole du Parti québécois en matière d’habitation.

Un frein idéologique

Les députés dénoncent le fait que le gouvernement libéral ait, «par idéologie», choisi de freiner le développement de logements sociaux et communautaires au profit des propriétaires privés. Ils dénoncent aussi le fait que, même, s’il a promis de financer 5800 suppléments au loyer sur 5 ans, ce programme ne permet pas de construire de nouveaux logements locatifs ou d’améliorer la qualité des logements existants.

«Le gouvernement libéral oublie que le développement de logements sociaux est pourtant un moyen clé de lutter contre la pauvreté et l’itinérance, ainsi que de soutenir l’économie et la revitalisation des quartiers. La construction d’habitations sociales et communautaires permet le développement économique de toutes les régions du Québec. Elle crée de l’emploi, favorise la mixité sociale et permet la revitalisation urbaine», a mis de l’avant Pierre Karl Péladeau.

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