Les Serres de Clara : 35 ans à semer du bonheur
Par France Poirier
Fondées en 1991, Les Serres de Clara sont nées d’un projet de Line Chaloux (Le COFFRET) qui a rassemblé des gens et a travaillé avec la Ville à l’époque pour préserver ce lieu.
Le 29 juin, on soulignait le 35e anniversaire des Serres de Clara en présence de partenaires, de bénévoles, de citoyens engagés, d’organismes communautaires et du personnel. Un groupe de gens bien impliqués. Situées au bout de la 8e rue dans le secteur Saint-Antoine, Les Serres de Clara permettent aux familles et aux personnes qui vivent de l’insécurité alimentaire ou économique d’améliorer leur autonomie par le jardinage collectif et les cuisines collectives.

« Ce jardin est bien plus qu’un simple lieu de culture : il constitue un véritable levier de transformation sociale, où se croisent agriculture urbaine, inclusion sociale ainsi que participation citoyenne et communautaire. À travers des activités éducatives, collectives et intergénérationnelles, il favorise la transmission des savoirs, la cohésion sociale et la valorisation de la diversité culturelle. Grâce à l’implication active des citoyens et citoyennes, des bénévoles et au soutien de partenaires engagés, cet espace devient un moteur d’autonomie, de solidarité et de mobilisation citoyenne autour de pratiques accessibles et durables, adaptées aux réalités locales », explique-t-on sur le site web de l’organisme.
Un peu d’histoire
Karine Théoret relate un peu l’histoire de Serres de Clara. « Dans leur première période d’existence (1991-2005), les Serres de Clara ont mis en valeur le Parc des Jardins à Saint-Antoine par de larges travaux de nettoyage, la plantation d’arbres et la mise en place de jardins communautaires. La plupart de ces projets ont été réalisés dans un cadre d’insertion sociale. De 2000 à 2006, on a travaillé à décontaminer le terrain. On y a sorti des carcasses de voitures, des pneus, des vieux réfrigérateurs, etc. »
Dans la deuxième phase (2006-2013), les Serres de Clara mettent en place le Jardin Collectif de Saint-Jérôme. Grâce à un large partenariat, on a pu accroître l’autonomie alimentaire de la communauté défavorisée. À partir de 2007, on expérimente l’accompagnement des jardiniers ayant des besoins particuliers. C’est en 2014 que la troisième phase s’amorce par la diversification des activités en sécurité alimentaire, en intégrant un comptoir d’aide alimentaire et le développement de cuisines collectives reliées au Jardin Collectif.
Jardinage collectif
Le projet de jardinage collectif est né en 2006 comme réponse novatrice à une problématique d’insécurité alimentaire en région. Plus de 180 participants provenant d’organismes communautaires et d’institutions de Saint-Jérôme, d’apprendre le jardinage écologique à travers le travail collectif.
Ils bénéficient d’un ensemble de formations, d’ateliers, de visites éducatives, de stages de travail et d’un encadrement professionnel au jardin.
La récolte moyenne des cinq dernières années dépasse les 2 500 kilos de légumes, de fruits et de fines herbes.
L’ensemble des récoltes est redistribué au prorata des heures jardinées. Le succès du projet du jardin collectif repose sur une participation active de la part des organismes et institutions du milieu jérômien.
Dans le cadre de la sécurité alimentaire, s’ajoute le comptoir Coup de pouce qui soutient par ses paniers hebdomadaires près de 450 personnes annuellement.