(Photo : Courtoisie)
AnnSofy et son père Martin.
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Décès tragique d’une jeune fille de 10 ans : son oncle témoigne

Par Luc Robert

La jeune AnnSofy (Alex), décédée tragiquement le 9 mars dernier à Saint-Canut, avait subi de l’intimidation dans les heures qui ont précédé sa prise de décision fatale.

Selon son oncle, George Bastien, l’écolière de 10 ans a été contrainte de mettre fin une nouvelle fois à des railleries à son endroit, dans le transport en autobus.

«En revenant de l’école Laurentian Elementary, plusieurs auraient encore été sur son dos et l’intimidaient. C’est sous enquête. Elle aurait été obligée de se défendre elle-même en saisissant un autre élève par le collet. Même si mon frère Martin (père d’AnnSofy) avait fait de multiples démarches auprès de l’école, le bullying à son endroit ne cessait pas. Martin leur avait dit qu’il était à un événement près de la changer d’école», a souligné le Jérômien.

À la Commission scolaire Sir Wilfrid-Laurier (CSSWL), dont relève l’école Laurentian Elementary, plusieurs actions ont été mises en branle, affirme-t-on.

« […] Le bullying à son endroit ne cessait pas. » – George Bastien, oncle d’AnnSofy

«Dès que la commission scolaire a été informée de la tragédie, son équipe d’intervention-suicide, les autorités de santé publique et le Centre de prévention suicide Faubourg se sont rendus à l’école pour soutenir les élèves et les membres du personnel. La famille d’AnnSofy (Alex) a également reçu un soutien direct. Les équipes d’intervention sont toujours en place à l’école et le demeureront aussi longtemps que nécessaire. La priorité est de prendre soin de notre communauté et de leur offrir toute l’aide nécessaire pendant cette période éprouvante», a souligné Mme Maxeen Jolin, Coordonnatrice aux communications, Service des affaires juridiques et corporatives à la CSSWL.

Environnement sain

À la Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier (CSSWL), les autorités ont pris les événements au sérieux.

« Nous créons un environnement éducatif sécuritaire et accueillant pour tous, sans stigmatisation ni discrimination. Notre politique sur le respect de la diversité et sur les établissements scolaires sécuritaires et bienveillants, adoptée en 2018, a été élaborée à cette fin », a-t-elle poursuivi. Par ailleurs, à chaque année, les écoles et les centres sont tenus de mettre au point et d’adapter leur plan de lutte contre l’intimidation et la violence.

« Les incidents d’intimidation dans nos écoles sont toujours pris au sérieux et traités rapidement. De manière plus précise, l’école primaire Laurentian adopte une approche proactive à l’égard de l’intimidation, de la discrimination, en des zones favorisant l’autorégulation, dans le cadre d’un programme d’apprentissage social et affectif. Tous les membres du personnel reçoivent une formation en équipe pour les aider à mieux répondre aux besoins affectifs et sociaux des élèves. Les techniciennes en éducation spécialisée offrent à des petits groupes d’élèves de la 1re à la 6e année une thérapie de résolution de conflits par le jeu. Le club de dessin, le club de jeux, le club des sentiments, le club des filles, le club Lego et le club des garçons en sont des exemples. Les élèves disposent aussi en tout temps d’une salle de détente pour leur permettre de réfléchir et se ressaisir au besoin. La salle contient des jouets sensoriels ainsi que du matériel d’art et de musique », a-t-elle ajouté.

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7 Comments

  1. Jessy Sauvageau

    C’est vraiment triste qu’un enfant de cet âge se soit enlevé la vie, et loin de moi l’idée de changer le focus de cette nouvelle. Mais voici un guide d’écriture inclusive pour qui veut bien en prendre connaissance. Je pense que cet article aurait dû être écrit en s’y référant. 
    https://inrs.ca/wp-content/uploads/2021/03/Guide-redaction-inclusive-inrs-vf.pdf

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  2. Carole

    Dommage, il a fallu un drame pour agir!

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  3. Serge Deschamps

    Ça vous tentait pas t’intervenir adéquatement avant la tragédie ces inconcevable de voir toutes l’énergie mis après la tragédie ces avant que vous devez réagir et mettre l’énergie nécessaire à empêcher la tragédie merde ces toujours la même chose plus ces l’enlisement

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    • johanne carignan

      Tellement vrai et je suis entièrement d’accord vous avec toi ses plate a dire mes le monde bouge , après que le mal est fait , parfois certains enfants ou ados comm un geste irréparables 😭

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  4. Chantal Rodrigue

    C’est avant le drame qu’il faut intervenir, pas après…..

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    • Claudia Zenteno

      10000000000000000 fois avant Denoncer je suis un Maman dénonce mère poule o colérique debant l école …..je m enfou si un enfant ne se comporte. Comme il faut , poursuivre ses parents c’est tout!

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  5. Roxanne Dubois

    Dans les circonstances, c’est plus que malaisant de lire que pour combattre l’intimidation, l’école a mis sur pied un club des garçons et un club des filles dans le cadre de son plan de lutte, et encore davantage que la personne responsable des communications choisisse de le mettre de l’avant… je me demande bien à quel club annsofy-alex aurait dû s’inscrire.

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