Janice Bélair-Rolland, mairesse de Saint-Jérôme.

| Par France Poirier

Janice Bélair-Rolland : Compléter le mandat actuel pour l’instant

Elle a accepté de relever le défi d’occuper la fonction de mairesse pour terminer le mandat. Elle n’a pas décidé encore ce qu’elle fera pour l’élection de novembre 2021.

« Avant d’accepter la mairie, je me suis intéressée à l’immobilier et j’ai fait mon cours. Je faisais mon MBA, puis à mi-chemin j’ai quitté pour faire mon cours de courtage immobilier. Un jour, je vais terminer mon MBA. Depuis six mois, je travaillais comme courtière immobilière, tout en étant conseillère municipale. Je vivais de beaux moments dans ma nouvelle carrière avec le boom immobilier actuel », explique Janice Bélair-Rolland.

Puis, lorsque le poste à la mairie s’est libéré, elle a réfléchi, en a discuté avec son conjoint et sa mère, qui vit en intergénération avec eux. Avec l’appui de ses confrères et consoeurs du conseil municipal, elle a décidé de relever ce défi.

« Ce n’est pas dans mon plan de match de me présenter à la mairie pour un mandat de quatre ans. »

«À date, j’aime bien travailler avec nos équipes à la Ville. Je suis très bien entourée. Mais il faut faire des choix. Je suis en réflexion. Pour le moment, j’ai pris le mandat pour le compléter. J’ai mis ma carrière dans l’immobilier en veilleuse. »

Entreprise familiale

Avant de s’impliquer en politique, elle a travaillé plus de 15 ans dans l’entreprise familiale l’Académie des pompiers de Mirabel. « Je m’occupais de tout l’aspect industriel, j’ai développé de nombreux contacts. L’Académie est un site de formation privé pour les pompiers. J’ai grandi dans cette entreprise. Nous avons commencé avec 12 employés et maintenant elle en compte 150, souligne-t-elle. Mon père avait vendu ses parts, puis il est décédé en 2017 pendant la campagne électorale. Ma mère travaille encore dans l’entreprise qui a été reprise par mon cousin. »

La politique

En 2015, elle a décidé de faire le saut en politique pour l’équipe de Justin Trudeau lors de la campagne fédérale. « Même si j’ai perdu mes élections, j’ai aimé l’expérience. C’est grâce à celle-ci qu’on m’a proposé de rejoindre l’équipe de Vision St-Jérôme en 2017. J’avais besoin de relever de nouveaux défis. Dans mon cas, j’avais été annoncée comme candidate très tôt dans le processus électoral, en février si je me souviens bien. »

Avec la destitution de Stéphane Maher et le départ de sa successeure Sophie St-Gelais après seulement quelques semaines, il est certain que le mandat actuel à la mairie est particulier. Quand on fait référence au fait que les membres de Vision St-Jérôme ont semblé endosser les gestes de l’ancien maire, elle nous répond : « On ne peut pas changer les perceptions en lien avec ce qui s’est passé, mais je peux vous dire qu’on règle les comptes entre nous à l’in-terne, et non sur la place publique. On veut regarder en avant. Notre équipe a fait de belles choses, on a redonné vie à la ville. Nous sommes fiers de ce que le centre-ville est devenu. De plus, les taxes n’ont pas été augmentées tout au long de notre mandat. Je suis confiante en notre administration. »

« La Ville va bien, ça va à la vitesse grand V. Il y a toujours matière à évoluer et à avancer. La gestion est bonne. Est-ce qu’on peut s’améliorer ? C’est certain. Moi, j’ai trois enfants et je veux que dans notre ville, nous ayons des lieux pour le sport, pour marcher et une offre de services aux familles. J’ai Saint-Jérôme à cœur, je l’ai adopté, il y a plus de 20 ans lorsque j’ai rencontré mon conjoint. Ma priorité est de continuer d’augmenter notre pôle social et de développer l’économie. Il faut faire travailler les gens et améliorer le filet social. »

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