Fréchette veut accélérer les interventions contre les nids-de-poule
Par Jean-Simon Guay
Christine Fréchette reconnaît la nécessité d’accélérer les réparations sur les routes provinciales. De passage à Saint-Sauveur le 30 septembre, la première ministre a plaidé pour davantage d’investissements. Elle n’a toutefois précisé aucun montant ni échéancier pour la route 117.
« Il faut mettre le pied sur l’accélérateur », a-t-elle déclaré en réponse à une question d’Accès. Celle-ci portait sur les nids-de-poule, les démarches des municipalités et les accidents mortels rapportés à Sainte-Adèle.
La cheffe de la Coalition avenir Québec a évoqué ses déplacements de campagne, notamment en Abitibi-Témiscamingue. Elle a reconnu que certaines chaussées laissaient à désirer.
« Par moment, c’est pas des routes dignes du Québec, c’est clair. »
Selon elle, des efforts supplémentaires s’imposent. « Il faut avoir des investissements plus marqués pour ce type d’enjeu », a-t-elle ajouté.
Trois municipalités réclament des interventions
Le 6 juillet, Piedmont, Saint-Sauveur et Sainte-Adèle avaient uni leurs voix pour réclamer des interventions sur les routes provinciales. Elles s’adressaient au ministère des Transports et de la Mobilité durable.
Les trois municipalités dénonçaient les nids-de-poule persistants et l’absence de lignage sur certains tronçons. Elles signalaient aussi des problèmes de signalisation et un nettoyage printanier encore incomplet.
Cette démarche précédait de près de trois mois la visite de Christine Fréchette. Interrogée sur les délais, celle-ci n’a pas nommé les secteurs où son gouvernement interviendrait en priorité. Elle n’a pas davantage annoncé de calendrier de réparation pour la route 117.
L’itinérance dans les Laurentides
Accès a également questionné la première ministre sur l’itinérance à Sainte-Adèle et le soutien aux municipalités. En réponse, elle a rappelé sa promesse d’un fonds transitoire de 250 millions de dollars.
Cette enveloppe couvrirait la période précédant l’adoption d’un plan national de lutte contre l’itinérance. Les municipalités, les groupes communautaires, le secteur privé et le gouvernement fédéral participeraient à son élaboration.
Christine Fréchette a évoqué les difficultés économiques, les problèmes de santé mentale et la dépendance. « C’est un problème de société », a-t-elle affirmé, en appelant à travailler ensemble.
Elle n’a toutefois pas précisé quelle aide pourrait revenir à Sainte-Adèle. Le moment où les organismes locaux pourraient accéder au financement reste également à déterminer.