Circonscription de Saint-Jérôme : Sandrine Michon veut être une députée de proximité
Par France Poirier
La nouvelle élue de Saint-Jérôme, Sandrine Michon, souhaite devenir une députée de proximité. Le bureau conserve le même emplacement et le même numéro, et l’équipe de circonscription assure la continuité. « Mon objectif, c’était de garder la stabilité et l’expérience à Saint-Jérôme », souligne-t-elle d’entrée de jeu.
Elle a obtenu la confiance du premier ministre dans différents ministères. Ainsi, la semaine dernière, elle a été nommée adjointe parlementaire à la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, adjointe parlementaire au ministre de la Culture et de la Langue française (volet langue française) et secrétaire parlementaire pour l’indépendance du Québec.
Élue après une campagne de 39 jours, la nouvelle députée péquiste de Saint-Jérôme, Sandrine Michon, entame son mandat avec trois chapeaux à Québec et des priorités bien campées dans sa circonscription. Militante du Parti québécois depuis 2022, elle se souvient d’avoir « levé la main pour contribuer » à une époque où l’option indépendantiste plafonnait à 8 % des intentions de vote. Elle dit aujourd’hui vouloir être « la députée de proximité », qui va pouvoir répondre concrètement, de manière pragmatique, aux enjeux, dont l’embauche de travailleurs sociaux et une porte d’entrée pour les urgences mineures afin de désengorger les urgences.
Des dossiers prioritaires
Sandrine Michon veut faire de l’itinérance, de la première ligne en santé et de l’accueil des immigrants ses dossiers prioritaires.
L’itinérance est une urgence. « On est à l’approche de l’hiver, il y a énormément de gens [en situation d’itinérance] présentement », souligne-t-elle. Un récent dénombrement évoque environ 300 personnes, un chiffre qu’elle invite à interpréter avec prudence. Elle rappelle que Saint-Jérôme concentre un écosystème particulier : l’hôpital régional et son pavillon de santé mentale, la prison, et la plus importante direction de la protection de la jeunesse.
Le gouvernement a annoncé une enveloppe d’urgence pour 16 régions, dont les Laurentides. La part qui reviendra à Saint-Jérôme n’est pas connue, mais la députée assure que la situation de la ville est bien comprise.
Dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, Sandrine Michon mise sur les dossiers transpartisans. « L’itinérance, on ne se le cachera pas, c’est un enjeu de tous les partis. Il n’y a pas de partisanerie. »
Des bâtiments, mais aussi du personnel
À l’hôpital régional de Saint-Jérôme, les travaux de la phase 2 avaient été entérinés par le gouvernement précédent. Pour Mme Michon, l’enjeu est maintenant ailleurs : une unité du pavillon de santé mentale est vide, faute de personnel. « Il faut aussi s’assurer que ce n’est pas juste du bâtiment qu’on construit, qu’il y a des ressources. » Sa solution passe par la première ligne. « L’hôpital, pour nous, c’est une troisième ligne. La première ligne, c’est là qu’il nous manque des effectifs », explique-t-elle, en souhaitant renforcer les CLSC.
Accueil et intégration
Dans le cadre de son rôle d’adjointe parlementaire à la ministre de l’Immigration et de l’Intégration, elle prévoit retravailler avec l’organisme Le Coffret et sa directrice, Lyne Chaloux, pour améliorer l’accueil des personnes immigrantes. Elle veut faire de Saint-Jérôme un modèle pour la région et le Québec. « Saint-Jérôme, c’est le pôle de la région pour l’accueil. On doit être un exemple et un modèle », soutient madame Michon.