Comment la COVID-10 a bouleversé la région
Quand on tape « COVID-19 » dans la barre de recherche du journal Le Nord, 14 pages remplies de dizaines voire centaines d’articles sur le sujet nous sont proposées. Malgré que la pandémie ait eu lieu il y a seulement 6 ans, c’est probablement l’un des sujets qui a été le plus traité dans l’histoire du journal. Retour sur cette période hors du commun.
Pendant toute cette période, l’équipe du journal poursuit sa mission d’information auprès de la population. Des premiers cas recensés dans les Laurentides aux bilans hebdomadaires du CISSS, en passant par les difficultés des commerçants, les éclosions et les campagnes de vaccination, le journal documente les répercussions de la crise à l’échelle locale.
Les conférences de presse du CISSS, les témoignages des travailleurs de la santé et les reportages auprès des entreprises permettent de raconter la pandémie à hauteur de citoyens.
Retour sur cette période hors du commun.
Mars 2020 : là où tout commence
Le 10 mars 2020, Le Nord rapporte le tout premier cas de coronavirus dans les Laurentides, plus spécifiquement dans la région de Mont-Laurier. Quelques jours plus tard, le gouvernement du Québec déclare l’état d’urgence, le 13 mars pour être exact.
L’un de nos premiers articles traitant de la pandémie est en date du 24 mars et s’intitule « COVID-19 : Le Québec sur pause pour trois semaines ». À ce moment précis, dans les Laurentides, seulement 30 cas avaient été confirmés. Au 10 mars 2022, soit deux ans plus tard, 69 798 cas de COVID-19 avaient été confirmés dans les Laurentides depuis le début de la pandémie.
Le réseau de la santé à rude épreuve
L’Hôpital de Saint-Jérôme se retrouve en plein cœur de la crise. Dès 2020, des éclosions y sont recensés, entraînant des mesures supplémentaires pour limiter la propagation du virus.
En juillet, Le Nord rapporte notamment les interrogations soulevées concernant la transparence de Santé Québec Laurentides (autrefois appelé CISSS des Laurentides). Une éclosion détectée à l’hôpital n’avait été rendue publique que quelques semaines plus tard.
La pandémie touche également les centres d’hébergement et les résidences pour aînés, ou les risques de complications sont particulièrement élevés. Les travailleurs de la santé doivent composer avec les risques de contamination, les équipements de protection et les changements fréquents de mesures sanitaires.
Une économie locale bouleversée
Dès les premières semaines, les conséquences économiques de la pandémie préoccupent les acteurs régionaux. Le 31 mars 2020, le journal s’entretient avec Carmen-Gloria Sanchez, alors directrice de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Jérôme. Celle-ci anticipe de grandes transformations dans le milieu entrepreneurial en raison de la fermeture de nombreux commerces, restaurants et entreprises. Pour soutenir les commerçants, la Chambre de commerce met notamment en place des initiatives favorisant l’achat local.
Rivière-du-Nord, un secteur très touché
Quelques mois plus tard, en fin avril, la MRC devient le territoire avec le plus de cas actifs dans les Laurentides. Au fil des différentes vagues, on y connaît plusieurs périodes de forte transmission. Le 28 janvier 2021, Le Nord rapporte que le nombre de cas actifs dans la MRC est passé de 179 à 262 en une semaine. À Saint-Jérôme seulement, 209 personnes sont alors considérées comme des cas actifs.
Quelques mois plus tard, le 28 avril, la MRC devient le territoire comptant le plus grand nombre de cas actifs dans les Laurentides, avec 148 personnes infectées. Des éclosions dans les écoles, les services de garde et au centre de détention de Saint-Jérôme contribuent à cette hausse.
La vaccination redonne espoir
En janvier 2021, les travailleurs de première ligne de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme commencent à recevoir leurs premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech.
La campagne prend progressivement de l’ampleur. Le 8 avril 2021, plus de 102 000 doses ont été administrées dans les Laurentides. Au début de juin, ce nombre dépasse 384 000, alors que les cas actifs diminuent pour une sixième semaine consécutive.
En octobre 2021, plus de 921 000 doses ont été administrées dans la région. Chez les Laurentiens de 12 ans et plus, 86,2 % ont alors reçu deux doses.
Des écoles et des organismes forcés de se réinventer
Les établissements scolaires de la région n’échappent pas aux conséquences de la pandémie. En septembre 2020, une éclosion à l’école secondaire Saint-Stanislas, à Saint-Jérôme, entraîne la fermeture temporaire de l’établissement et le passage à l’enseignement à distance. Une trentaine de cas y sont finalement recensés.
Parallèlement, les organismes communautaires redoublent d’efforts pour soutenir les personnes vulnérables. Dès avril 2020, le Centre de jour de Saint-Jérôme distribue entre 200 et 250 paniers alimentaires par semaine, avec l’appui de la Ville pour les livraisons à domicile. Ces initiatives illustrent les défis, mais aussi la mobilisation du milieu face à la crise.
La pandémie ne se limite toutefois pas aux statistiques. Elle a transformé profondément la vie quotidienne des citoyens. Six ans après l’arrivée du virus dans les Laurentides, cette période demeure l’un des événements les plus marquants des 40 années d’existence du journa