(Photo : Annie Bigras)
Mlle Valérie pourrait apparaître dans la revue Bake from scratch, si elle remporte le concours.
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Croire à sa bonne étoile en concoctant à nouveau des pâtisseries

Par Luc Robert

Concours mondial

Une diplômée de l’école hôtelière des Laurentides, Valérie Hébert, ambitionne de devenir The Greatest Baker, un concours mondial de pâtisseries, qui mets à l’enjeu 10 000 $ américains au gagnant, qui obtiendra la faveur du public.

Celle qui vend ses produits à La Fabrique à Pâtes (ex-resto le Raphaël), à Prévost, occupe présentement le 5e échelon de sa division.

« Je me suis inscrite au concours alors que les adhésions se terminaient le lendemain. J’ai été surprise de rapidement m’installer au 14e rang, parmi 50 personnes inscrites. J’ai gravi les échelons jusqu’au 9e, puis au 5e rang, ce qui m’a permis de me qualifier pour les quarts de finale. Le concours de ma catégorie se termine ce jeudi 19 novembre, à 23 h. J’ai besoin de votes pour terminer première de mon pool et me qualifier ensuite pour la grande finale ! », a rêvé tout haut la dame originaire de Laval.

Valérie Hébert se spécialise dans les cupcakes, qu’elle conçoit dans sa propre cuisine, à Boisbriand.

« J’aime développer mes propres créations. Je les offre en boîtes, soit les combos standards, minis et récemment ceux aux macarons. J’ai voyagé à Paris, New York, Vancouver et autres, afin de découvrir ce qui se fait de mieux ailleurs. Je peux ensuite adapter et créer à ma façon. Les gens peuvent aussi commander leurs bûches de Noël, via mon site Facebook. C’est une passion pour moi de réaliser ces petites gâteries. »

Si elle parvient à mettre la main sur la bourse, Valérie Hébert entend investir dans son propre commerce, qu’elle a démarré le 23 juillet dernier.

« Là, avec 4 divisions de 5 participantes, ça devient intéressant avec 20 finalistes restantes. J’ai plus de chances de gagner qu’à la loterie. J’espère réinvestir dans l’achat d’un frigo et d’un congélateur et peut-être d’un plus grand véhicule. Disons que c’est spécial de faire mes livraisons avec ma petite Accent », a-t-elle rigolé.

Valérie Hébert n’est pas nouvelle dans le domaine. Elle a déjà dirigé sa propre entre-prise, Crinoline Farine, à Saint-Eustache. « À l’époque, ma soeur et ma mère m’aidaient dans cette aventure. Ce n’était pas évident pour une mère monoparentale avec trois enfants, de faire jusqu’à 100 heures de travail par semaine, comme travailleuse autonome, à ma pâtisserie. Pour faire grandir mon commerce, j’ai tenté ma chance à l’émission Dans l’oeil du Dragon, en 2014,
et puis à Carrefour Capital de TVBL. En 2015, je venais tout juste de signer un contrat pour fournir les kiosques de restauration du Stade olympique, quand un burn-out m’a frappé ».

Cinq années plus tard, elle revient en force, avec son projet de Mlle Valérie, toujours en famille. « Mon conjoint a réalisé mon nouveau logo, alors que de mon côté j’ai ressorti ma robe pour faire plus dame, Mademoiselle Valérie. Mes enfants et ma nièce m’ont aidé comme étudiants stagiaires. Je poursuis mon rêve et je cherche d’autres points de vente dans les restos, qui rouvriront après la pandémie. »

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