(Photo : Archives)
Rosemonde Landry, PDG du CISSS des Laurentides.
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COVID-19 : Pas de nouvelle, bonne nouvelle !

Par nathaliedansereau

La région des Laurentides vient de passer la barre des 100 000 dépistages depuis le début de la pandémie et l’on maintient une cadence d’environ 1 000 tests par jour dans la dernière semaine. Mais l’engorgement du système des suivis de dépistage pourrait faire hésiter plusieurs personnes à venir passer des tests cet automne.

 

Le gouvernement a demandé aux citoyens de se retirer de l’espace public à partir du moment où l’on passe des tests, et ce, jusqu’à l’annonce du résultat. Or, l’annonce des résultats négatifs demande toute une logistique, selon le Dr Goyer, DG de la Santé publique des Laurentides.

« L’objectif est de 48 heures, mais malheureusement ça arrive que ce soit plus long. Ça peut aller jusqu’à 4 ou 5 jours de délais dépendamment des périodes de la semaine. Actuellement, il y a un groupe de travail qui se penche là-dessus parce qu’on sait qu’avec la deuxième vague ça va devenir encore plus important d’avoir la réponse des résultats rapidement, pour être capable de bien gérer l’ensemble des situations. De plus en plus, on laisse des messages sur répondeur étant donné qu’un résultat négatif a beaucoup moins d’impact au niveau de la vie ou de la confidentialité », dit Sylvain Pomerleau, DGA du CISSS des Laurentides.

La situation se produit assez fréquemment pour que le CISSS des Laurentides mette en place un système qui consiste à remplir un formulaire en ligne pour demander son résultat, si l’on est resté sans réponse après un délai de 72 heures. Le formulaire permet également d’obtenir une confirmation écrite du résultat pour votre employeur. On peut télécharger le formulaire en suivant ce chemin: Accueil – Santé publique – Maladies infectieuses – Covid 19 – Dépistage et évaluation – Demande de résultat

Les cas positifs reçoivent, quant à eux, une déclaration dans un délai moyen de 48 heures. « Ce délai s’explique par le temps requis pour l’analyse en laboratoire et pour rejoindre ces personnes testées positives. Environ 1 % des gens testés s’avèrent positifs et ceux-ci sont rejoints en priorité pour éviter la propagation », explique le Dr Goyer.

Dépistage dans les écoles

Par ailleurs, les cliniques mobiles de dépistage se termineront à la fin octobre dans les lieux publics. Par la suite, la Santé publique des Laurentides songe à mettre en place des équipes volantes pour assurer les dépistages en milieu scolaire. Quand? Comment? Et surtout comment va-t-on gérer les cas positifs? Le plan n’est pas défini. La question du consentement au dépistage pour les enfants de moins de 14 ans reste aussi à déterminer.

« On a quand même une expérience avec les réouvertures du printemps. Mais oui, on travaille à vitesse Grand-V parce que le plan [du ministère de l’Éducation] a été déposé il y a une semaine. L’autre enjeu que nous avons, c’est avec les jeunes enfants qui peuvent avoir 5 à 6 rhumes par année. Comment va-t-on gérer ça? Est-ce qu’à chaque fois on va les sortir, les tester? On attend les orientations des experts pour voir comment on va gérer ça. »

Pour l’instant, nous savons que chaque Clinique désignée de dépistage (CDD) sera responsable de son bassin d’écoles et de garderies à surveiller. Enfin, le Dr Goyer s’est dit ouvert à l’idée de publier la liste des écoles aux prises avec des éclosions (comme c’est le cas actuellement avec les CHSLD). Il a pris cependant cette question en délibéré, le temps de s’arrimer avec les autres régions.

Vague de démissions

Il se pourrait que le phénomène de démissions chez les infirmières et infirmiers ne soit pas réservé qu’à l’île de Montréal. Mme Landry n’est pas en mesure de chiffrer le nombre précis de démissions avant d’aller sous presse, mais elle avoue qu’il s’agit d’une période difficile, comme à chaque été depuis dix ans. « Ça a mis beaucoup de pression sur les ressources en termes de temps supplémentaire, mais on a réussi à respecter le choix de vacances de nos employés. On est conscient que la pandémie n’aide pas, dans un contexte de pénurie. »

Le CISSS des Laurentides compte sur une cohorte de 190 infirmières et infirmiers et de 450 nouveaux préposés aux bénéficiaires (PAB), présentement en stage, pour stabiliser les équipes à la mi-septembre. Rappelons que le plan d’action du Ministère interdira notamment la mobilité du personnel en CHSLD à partir du 30 septembre.

Madame Landry lance un appel à tous pour recruter des personnes retraitées  depuis 4 ou 5 ans afin de venir prêter main-forte cet automne dans les interventions de dépistage et de vaccination contre la grippe saisonnière.

En terminant, la Santé publique des Laurentides a accepté de participer à une étude de l’Université de Sherbrooke sur les impacts psychologiques de la pandémie. Parions que l’anxiété – qui est ressentie par l’attente des résultats et l’incertitude en général – figurera au palmarès.

Le CISSS des Laurentides recommande d’appeler au 1 877 644-4545 (8 h à 18 h du lundi au vendredi) ou 811 (après les heures d’ouverture) pour avoir un rendez-vous de dépistage.

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