Le pilote Olivier Dulac a remporté la 1re place en catégorie Pro-Am, au Grand Prix du Canada. (Photo : Harfang Motorsports)

| Par Luc Robert

Un Jérômien au Grand Prix du Canada

Le coureur automobile Olivier Dulac, un Sophien habitant maintenant à Saint-Jérôme, a laissé sa marque au Grand Prix du Canada, en enlevant les grands honneurs de la course de soutien Pro-Am.

À 27 ans, il s’était aussi distingué à l’île Notre-Dame en 2019 avec une victoire. En 2022, il a pris le départ parmi 25 concurrents, se hissant au 11e rang au total parmi les professionnels.

« Je m’amuse et, quand des prix me sont décernés, c’est un boni. Je course toujours en formule 1600, avec mon moteur de Ford Pinto 1973 à carburateur. Plusieurs autres concurrents roulent en Micra Versa, avec des moteurs Honda à injections. Ça leur coûte 50 000 $ par fin de semaine de courses, en pièces et en main-d’œuvre. Avec mon budget de 5 000 $, c’est plus économique et je peux quand même rouler en avant. La F-1600 reste une formule de pilotage », a souligné celui dont le père Jacques est le concepteur de sa voiture et l’oncle Alain est le spécialiste de la suspension.

Au final, Olivier Dulac ne se formalise pas des écarts de technologie entre les écuries.

« J’ai beau avoir un moteur atmosphérique archaïque, je tripe comme un enfant dans une salle de jeux. Les adversaires sortent plus vite des courbes, mais je trouve le moyen de revenir sur les droits. À Montréal, ça a brassé. Les gens ont aimé ça et j’ai trouvé le moyen de rouler devant. Quand mon père et mon oncle ont conçu la voiture, en l’an 2000, on était en avance de conception de 10 ans sur les autres. »

Les succès du pilote de Harfang Motorsports ne sont pas passés inaperçus à Montréal.

« J’avais mes commanditaires habituels (Digital Days, Plomberie Tuyo, Pneus Jarry, GSWF pellicules, Mécar et B-Rap), mais on a aussi eu la visite de Lion Électrique au circuit Gilles-Villeneuve. Je vise une participation au Grand Prix de Trois-Rivières, en août prochain, de sorte que Lion pourrait
se joindre à nous. »

Course serrée

Après un accrochage, Dulac a retroussé ses manches pour revenir en force dimanche.

« En qualifications, on ne voyait rien avec la pluie battante. Le derrière de ma voiture a accroché un mur de ciment et les boulons d’un cardan ont arraché. Mes cinq équipiers ont travaillé fort pour remettre le tout en ordre. »

« Puis, dimanche, on n’avait pas dormi longtemps, mais on était prêts. Il faisait soleil et il y avait une température idéale pour le moteur. De plus, les pneus collaient bien. Les marmottes en ont même profité pour faire quelques incursions en piste. Ça a joué du coude tout au long de la course, avec un écart maximum de deux secondes. Je suis parti en 2e place et j’enregistrais de bons chronos. À trois tours de la fin, j’ai pris la 1re place des Pro-Am », a achevé celui qui pratique le métier d’outilleur chez Airbus, à Mirabel.

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