Nadia, Butterfly : Un premier rôle au cinéma pour Katerine Savard

Par Ève Ménard (journaliste de l'initiative locale)
Nadia, Butterfly : Un premier rôle au cinéma pour Katerine Savard
Pascal Plante qui dirige Katerine Savard pendant le tournage du film.

La film « Nadia, Butterfly », sélectionné le 3 juin dernier au 73e Festival de Cannes en sélection officielle et réalisé par Pascal Plante, sortira sur les écrans du Québec le 18 septembre prochain. Katerine Savard, nageuse et médaillée olympique qui tient le premier rôle du long métrage, répond à nos questions!

 

Synopsis

Nadia, 23 ans, nage pour le Canada aux Jeux olympiques, mais, éprouvée par sa vie de sacrifice, cette compétition prestigieuse sera sa dernière. Au terme de son ultime épreuve, Nadia dérape au rythme des nuits d’excès ponctuées de doute et de confusion. Cet étourdissement momentané ne peut toutefois pas occulter sa réelle quête intérieure ; cette recherche de son identité en dehors du monde de la natation.

Comment as-tu hérité du rôle principal du film?

Pascal Plante avait communiqué avec moi pour me demander des informations sur le déroulement des Jeux et comme beaucoup de gens me demandent des questions sur les Jeux, j’ai accepté tout bonnement. Quelques mois plus tard, il a communiqué de nouveau avec moi, me disant qu’il aimerait m’avoir en audition. Je suis allée faire les auditions, ils m’ont pris pour la première étape, j’ai fait les auditions avec les autres personnes, ça cliqué et voilà!

Qu’est-ce qui t’a plu du scénario et qui t’a convaincu de t’impliquer dans le projet?

C’est certain qu’il y a le fait que ce soit au sujet de la natation. Le personnage a aussi vécu certaines choses que j’ai vécues aussi. C’est quelque chose que j’ai vraiment aimé. Et de pouvoir transmettre à l’écran ce que nous vivons et en espérant que les gens puissent, à travers le film, comprendre un peu ce qu’est la vie d’un olympien; je trouvais cela vraiment génial! J’ai eu peur quand même que les gens pensent que ce soit ma vie, alors il faudra que les gens comprennent que ce n’est pas ma vie non plus.

Est-ce important de parler davantage de la retraite sportive et des défis qu’elle implique?

Oui, évidemment. Je connais tellement d’athlètes qui n’ont pas planifié leur après-sport dans le sens que quand on est à 100% athlète, c’est un travail à temps plein. Je m’entraine plus de 30 heures par semaine mais tout tourne autour du sport – mon sommeil, mes activités sociales, ma nourriture, mes voyages – tout tourne autour et on dirait que nous prenons ça un peu pour acquis. Mais quand on tombe dans une vie un peu plus régulière, c’est à ce moment-là qu’on fait le saut. Je ne l’ai même pas vécu encore et je sais que ce sera difficile et j’ai peur.

Le cinéma est-il un domaine qui t’intéresse pour la suite?

Je suis consciente que c’est super difficile comme métier et qu’il est difficile de percer là-dedans, mais si j’ai d’autres opportunités, j’aimerais vraiment ça! J’ai beaucoup aimé l’expérience!

 

Katerine Savard a pris part, en natation, aux Jeux de Londres en 2012, puis à ceux de Rio en 2016 lors desquels elle a remporté une médaille de bronze au relais style libre 4 x 200 m. Elle était en préparation pour les Jeux de Tokyo avant que ceux-ci ne soient finalement reportés en 2021. « Ça m’a beaucoup chamboulée dans le sens ou ça me fait vraiment peur. […] Mais j’ai pris la décision quand même de continuer jusqu’à la fin parce que je pense que je regretterais de ne pas l’essayer ».

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