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Les honneurs pour l'illustrateur Simon Dupuis

SAINT-JÉRÔME. Avec sa pièce Allison la femme caméléon l’illustrateur jérômien Simon Dupuis, qui a pignon sur rue à Saint-Jérôme où il réside depuis 14 ans avec sa famille, vient de remporter un premier prix national dans le cadre du concours Double Vision 2017 à Toronto.

Ce dernier était jumelé à la photographe montréalaise Allison Cordner. Fait notable, ils étaient les seuls artistes québécois parmi les 24 inscrits à l’évènement de la CAPIC (L’Association canadienne des créateurs professionnels de l’image).

Ce prix lui a donné «une paire d’ailes supplémentaires pour viser des objectifs encore plus haut pour l’avenir!» L’aventure a commencé lorsque, fin mars, la CAPICormait au hasard les équipes tandem pour l’édition 2017 du concours. «C’est à ce moment-là que j’apprenais que j’étais jumelé à la photographe Allison Cordner».

La rencontre

Ils réalisent rapidement qu’ils ont tous les deux en commun un certain amour du vintage, et choisissent de se laisser inspirer par le thème du freak show. «Allison a un pied dans le passé. Sa spécialité est l’art de photographier en utilisant une méthode traditionnelle et antique appelée le tintype (reproduction d’une photo sur plaque d’étain)». Une technique qui se fait de plus en plus rare, car c’est un procédé qui requiert plusieurs étapes aléatoires de type «laboratoire» et chambre noire à l’ancienne. C’est avec cette technique qu’elle a créé sa pièce gagnante L’artiste sans tête. Le concept est burlesque, inspirée du cirque.

De son côté, Simon s’est laissé inspirer par la personnalité détonante d’Allison, ses tatouages. «Elle conduit une moto de marque Harley Davidson, elle change souvent de look, de coiffure, c’est une femme caméléon». Il peint l’illustration sur canevas «comme on le faisait pendant l’âge d’or de l’illustration américaine. Les lettres du titre, Allison la femme caméléon, furent dessinées et peintes à la main. Le tout fut peint à l’acrylique dans une palette de gris colorés, mais avec quelques touches de peinture «iridescente». «Avec un soupçon d’emprunt à la peinture symboliste et au trompe-l’œil pour l’encadré en guise d’encadrement».

Des Québécois reconnus

Ce premier prix est important pour Simon Dupuis. «C’est le prestige d’être revenu grand gagnant. Les seuls Québécois sont revenus triomphants!» Sa pièce, il l’a poussée, peaufinée. «Je savais que je tenais quelque chose de fort, quelque chose d’intéressant et d’original, pour sortir notre épingle du jeu.» Fier, l’illustrateur a même conçu un emballage et a été porter son oeuvre lui-même à Toronto. «Je me sentais comme Toulouse Lautrec!» Enfin, le 18 mai, ce fut le lancement de l’exposition devant le public. «C’est pendant cette soirée que nous apprenions que nous étions couronnés les grands gagnants. D’être premier, et c’est la première fois que ça m’arrivait, a été euphorisant. J’ai été sur un nuage plusieurs jours. Cette reconnaissance par rapport à la qualité du travail que je fais m’a donné une confiance supplémentaire.»

Simon Dupuis

Simon Dupuis est un illustrateur sénior. Il oeuvre à son compte en tant que pigiste et collabore avec les agences de publicité, les écrivains, les réalisateurs, les éditeurs de livres et de magazines. Au fil du temps et fort de son bagage, il a su développer des spécialisations pour l’art du story-board (les scénarios-maquettes), la bande dessinée et tout ce qui gravite autour de la création de personnages.

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