(Photo : Thomas Daoust photographie)

Une soirée festive : soutenir les jeunes, un rêve de fou à la fois

Par Alexane Taillon-Thiffeault

La première édition de la soirée Rêve de fou a tenu toutes ses promesses. Le 22 avril dernier, le Théâtre Gilles-Vigneault de Saint-Jérôme s’est transformé en grande célébration de l’audace, de la persévérance et de la jeunesse, devant une salle bien remplie, mais surtout conquise.

Au total, 81 jeunes rêveurs et rêveuses ont été honorés par la Fondation François Caron parmi 479 candidatures provenant des établissements scolaires partenaires de la région. Aussi, plus de 65 000 $ en bourses ont été remis afin d’appuyer la réalisation de projets portés par des étudiants du secondaire, du collégial et de l’universitaire.

Mais au-delà des chiffres, c’est surtout l’émotion collective qui a marqué cette soirée unique. « Il s’est passé quelque chose de magique à Saint-Jérôme cette journée-là », résume François Caron, fondateur de la Fondation, encore habité par l’énergie de l’événement.

Un spectacle énergisant

Animée et mise en scène par Maxime Charbonneau, la soirée a offert un spectacle rythmé, rassembleur et inspirant. Ensuite, sur scène, Roxane Bruneau, Renée Wilkin, Alexandre Poulin et Alfa Rococo ont enchaîné les performances musicales dans une ambiance festive où se mêlaient rires, applaudissements et moments de recueillement. Roxane Bruneau qui, d’ailleurs, partait pour la France le soir même, a quand même décidé de venir chanter quelques chansons pour le public.

De plus, selon M. Caron, la réaction du public a dépassé toutes les attentes. « Il y avait une énergie incroyable dans la salle. Les gens chantaient, dansaient, pleuraient parfois. Une amie m’a dit : “Dans la même soirée, j’ai pleuré, j’ai crié, j’ai chanté, j’ai dansé.” On a vécu toute la gamme des émotions », confie-t-il.

Parmi les moments forts, plusieurs ont été touchés par la présence surprise de personnalités venues célébrer les jeunes boursiers. M. Caron lui-même admet avoir été profondément ému par certaines séquences, notamment lorsqu’un ancien enseignant est venu lui rendre hommage.

« Les professeurs n’ont pas idée à quel point ils peuvent avoir une influence incroyable sur les jeunes, sur leur destin », souligne-t-il.

Par ailleurs, un autre instant marquant a été celui impliquant Sylvie Fréchette et la jeune Alexandra, salué par de nombreux spectateurs comme l’un des plus touchants de la soirée. La championne olympique a mis ses médailles dans le cou d’Alexandra, un message qui voulait dire beaucoup.

La communauté rassemblée

La force du gala résidait aussi dans la diversité des gens réunis sous un même toit : parents, grands-parents, enseignants, directions d’école, partenaires institutionnels et citoyens. Pour M. Caron, voir toute la communauté se mobiliser autour des rêves de la jeunesse représentait une immense fierté.

« Pour une première édition, c’est incroyable. Le cégep est là, l’université est là, les écoles secondaires, tout le monde est là pour voir des rêveurs de fou. On est une belle région », affirme-t-il.

Dans un contexte où le discours public sur la jeunesse est souvent teinté de pessimisme, la soirée Rêve de fou voulait offrir un contrepoids lumineux. « En ce moment, tout ce qu’on entend est assez négatif sur les jeunes ou sur la société en général. Mon but, c’est de renverser ce message-là. Il y a du beau. Peut-on prendre le temps de l’observer, de l’admirer, de le célébrer ? » lance M. Caron.

Mission accomplie. Le temps d’une soirée, la grande région de Saint-Jérôme a mis en lumière une jeunesse ambitieuse, engagée et prête à foncer. Et déjà, la suite se dessine.

« C’est sûr qu’on continue l’année prochaine », confirme le fondateur, qui souhaite voir encore plus de jeunes soumettre leur candidature lors de la prochaine édition.

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