| Par Daniel Calvé

Les Denis Drolet : L’histoire d’une vie

Vincent Léonard, ou encore Denis à palettes, fait partie du bien connu duo des Denis Drolet depuis 20 ans. Alors qu’il profite d’une vie bien tranquille à Prévost avec sa petite famille, sur scène, l’humoriste relâche sans cesse son fou avec son ami de longue date, Sébastien Dubé.

Le 13 mars prochain, ils seront de passage au Théâtre Gilles-Vigneault pour conclure leur tournée du spectacle « En attendant le beau temps ».

« C’est le spectacle qu’on préfère de notre carrière », affirme Vincent. « C’est exactement ce qu’on avait voulu faire des Denis Drolet. C’est une belle rencontre et c’est probablement le show le plus fou. Tout le monde embar-que et le public est au rendez-vous! » Il m’explique aussi qu’il s’agit d’un spectacle épuré alors que les deux humoristes viennent tout simplement jaser avec le public.

L’amour des Laurentides

« Je suis né à Saint-Hippolyte. Rapidement, dans mon enfance, je suis déménagé à Saint-Antoine. J’ai connu Sébastien à l’école Ste-Thérèse-De-L’enfant-Jésus en deuxième année du primaire. C’est vraiment le spot qu’on aime avec nos familles », explique Vincent qui habite à présent la ville de Prévost. Les deux amis ont pourtant essayé Montréal, une expérience que l’humoriste qualifie d’exaltante. Mais ils ont tout de même préféré s’établir dans les Laurentides, un univers plus serein que la grande ville. « On a une vie ancrée avec les mêmes blondes depuis toujours, les enfants, la famille. Et ça nous permet d’être complètement fou sur scène. Ça crée un bon ballant. » 

De l’enfance à la scène

C’est donc depuis la deuxième année du primaire que se connaissent Vincent et Sébastien, qui ont construit, ensemble, littéralement une vie. « On en jasait récemment; c’est une vie. À deux, à vivre les mêmes choses ou à peu près », affirme le Prévostois.

La création de leur duo remonte à une idée spontanée à la fin des années 90. Vincent étudiait à cette époque en lettres au Cégep de Lionel-Groulx. Les deux amis faisaient déjà de l’improvisation au sein de l’établissement. « Sébas n’était pas au cégep, mais je l’avais rentré dans l’équipe d’improvisation par en-dessous. Il avait suivi un cours du soir pour être dans l’équipe. Un de nos amis d’improvisation nous avait demandé si on voulait animer la salle lors d’une délibération des juges pendant Cégep en spectacle. On a dit oui  » , raconte Vincent.

C’est à ce moment que s’est créé pour la toute première fois, ce duo qui continue aujourd’hui de remplir les salles et de faire rire son public. « C’était ultra embryonnaire. On était dans une époque de cheveux longs, donc les cheveux longs sont restés. Sébas avait une barbe, c’est resté. Il y avait l’essence des Denis, il y avait des malaises. On finissait le numéro en faisant crier à la foule Il faut tuer Yves Corbeil », raconte Vincent en riant, à propos de cette première expérience.

Un succès qui perdure

« Ça fait 20 ans qu’on est les Denis Drolet et, bien humblement, c’est la seule proposition qui ressemble à ça encore aujourd’hui », souligne l’humoriste.

Vincent m’affirme que le duo en est déjà à imaginer le prochain spectacle, même s’il me confie que la route et les tournées sont plus difficiles qu’auparavant. « On joue des personnages qui ont l’énergie qu’on avait à 19 ou 20 ans et on ne peut pas vraiment les changer. C’est dur 
à jouer, la route est longue, on s’ennuie des enfants. Mais une fois sur scène, on oublie tout ça. C’est ce qu’il y a de
plus le fun. On a du plaisir avec les gens, on est heureux d’être là. »

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