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«Ce sont des moments d'enfance inoubliables» – Ginette Durand-Brault

LITTÉRATURE. Après Écris-moi, Marie-Jeanne paru en 2013, l’auteure originaire de Saint-Jérôme, Ginette Durand-Brault, publie la suite Quand Rodrigue revient de guerre avec pour toile de fond la ville de Saint-Jérôme.

Le premier volume évoquait l’impact de la Deuxième Guerre mondiale sur Saint-Jérôme. Nous sommes maintenant dans la période de l’après-guerre, qui commence en 1947. On retrouvera le vétéran Rodrigue, meurtri par la guerre et la perte tragique de sa femme anglaise. Ce dernier s’installe chez son frère et refait tranquillement sa vie au milieu des siens.  

Effervescence

Les personnages du second roman sont propulsés dans cette période charnière qui a suivi les cinq années de guerre. Au Québec, c’est la grande noirceur, Maurice Duplessis, le Refus global< en 1948, mais aussi une transformation importante de la société avec l’arrivée de la télévision. Une période qui, nous dit l’auteure, a été déterminante et a généré les mutations profondes des années 1960.  «J’ai aimé cette période même si on n’était pas riche, mon père était ouvrier à l’usine la Regent Knitting, qui est devenue ensuite Tricofil.»  À travers l’histoire de ses personnages, on suivra celle de Saint-Jérôme. «En 1951, ce sera l’ordination du premier évêque du nouveau diocèse de Saint-Jérôme, Émilien Frenette. Le premier hôpital qui ouvre ses portes. Ce sont des moments d’enfance inoubliables que j’ai vécu et que bien d’autres ont vécu et auront du plaisir à retrouver.»

Ginette Durand-Brault  ajoute: «La structure et la personnalité que j’ai données aux personnages sont vraiment très proches de ce que j’ai vécu et de ma famille. J’ai eu une grand-mère exceptionnelle que j’ai beaucoup aimée qui s’appelait dans la vraie vie Marie-Louise et on peut dire que Marie-Jeanne est son sosie. De plus, le roman est collé à la mentalité de l’époque de la ville», nous confie l’auteure. Née en  1942 à Saint-Jérôme, elle en est partie au moment de poursuivre ses études à Montréal en 1959. C’est avec passion qu’elle nous parle de cette effervescence des années 50 : «les semences de la Révolution tranquille des années 60 ont été plantées à ce moment-là!»

Ginette Durand-Brault nous confie qu’elle a toujours rêvé d’écrire, mais les circonstances de la vie l’ont plutôt amenée dans le monde du Droit. Après l’obtention de sa licence à l’Université de Montréal et son admission au Barreau, elle occupe un poste de procureure et de procureure-chef au Tribunal de la jeunesse du district de Montréal. Elle sera ensuite nommée juge à la Cour du Québec, Chambre de la jeunesse. À  la retraite depuis 2006, elle peut désormais se consacrer à sa passion, l’écriture.  

Salon du livre de Montréal

L’auteure rencontrera ses lecteurs au Stand 242 (Druide) du Salon du livre de Montréal, le 16 novembre de 19 h à 20 h; le 18 novembre de 16 h à 19 h; le 19 novembre de 11 h à midi et de 13 h à 14 h et le 20 novembre de 15 h à 16 h.

 

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