| Par France Poirier

Faire de la politique autrement

Assemblée nationale

La rentrée au Salon bleu de l’Assemblée nationale s’est effectuée mercredi dernier après une pause qualifiée d’historique de deux mois. Pour une première fois depuis le début de la crise, les députés ont pu poser des questions au premier ministre et aux ministres en personne et non de façon virtuelle.

 

Tous les députés ne peuvent être présents à cause des mesures sanitaires. Ainsi 37 députés ont fait leur entrée au Salon bleu, le député de Saint-Jérôme, Youri Chassin, a été un observateur à distance comme les 2/3 de ses collègues. Ainsi, une vingtaine de députés de la Coalition avenir Québec forment le gouvernement. L’Opposition officielle de la nouvelle cheffe du parti libéral, Dominique Anglade, en compte un peu moins de dix et le Parti québécois et Québec solidaire compte trois députés chacun. Les députés pourront alterner. Le gouvernement est représenté essentiellement par des ministres et on propose deux périodes de questions avec une première vague de ministres, puis une seconde.

Politique modernisée

« Pour maintenir la distanciation, un député sur trois peut être présent. Par ailleurs, le Salon bleu a débuté des travaux cette semaine, mais depuis quelques semaines, nous assistons aux commissions parlementaires virtuelles chacun chez soi devant son ordinateur. La présidence de chacune des commissions distribue les droits de parole à chacun aux députés selon les différents partis. La façon de faire de la politique se modernise à vitesse grand V », souligne Youri Chassin.

Une dizaine de députés assistent à chacune des commissions parlementaires devant un ministre qui répond aux questions. « Ça permet aux oppositions de s’exprimer. Ça posait un problème pendant la pause au Salon bleu de l’Assemblée nationale. Il fallait trouver des façons de faire qui soient différentes. Chaque semaine, le premier ministre a deux rencontres avec les chefs », explique le député de Saint-Jérôme.

Isolement de Montréal et Laval

À l’instar des maires de la MRC de la Rivière-du-Nord, quant à l’isolement de Montréal et Laval, le député préfère s’en remettre aux décisions de la Santé publique. « Je comprends l’exercice des maires et ils peuvent faire valoir leur point, mais je dirais qu’en gardant nos distances à deux mètres les uns des autres, il n’y a pas d’enjeu de région », conclut monsieur Chassin.

 

En bref

Tel qu’il l’avait souligné la semaine dernière, le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher a demandé à la Direction de Santé publique des Laurentides de faire pression pour confiner Montréal et Laval. Il a souligné avoir l’appui des maires de la MRC de la Rivière-du-Nord ainsi que certains maires de la région, dont le maire de Saint-Sauveur et celui de Sainte-Agathe.

« J’ai avisé la Direction de la santé publique et on m’a répondu que ça relevait de Québec », nous a confié ce dernier. 

Stéphane Maher maire de Saint-Jérôme

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