Vicky Aubin, portée par l’humain et les projets
Au Café Fougère, Vicky Aubin ne passe pas ses journées derrière le comptoir. La directrice préfère souvent les coulisses, là où se préparent les projets, les activités et les idées qui permettent au lieu communautaire de continuer à grandir.
Derrière cette énergie débordante se cache une femme guidée par l’humain, le mouvement, et le besoin constant de créer.
Avant d’arriver au Café Fougère, Vicky Aubin avait déjà un parcours bien rempli. Native de Saint-Jérôme, elle raconte avoir multiplié les déménagements pendant plusieurs années, avant de finalement acheter sa maison il y a quatre ans. Un moment marquant dans sa vie.
« J’ai fait 17 déménagements en 30 ans. Acheter ma maison, ce n’était pas juste matériel. C’était un ancrage », confie-t-elle.
Trouver sa place dans la communauté

C’est aussi à cette période, après la pandémie, qu’elle découvre le Café Fougère grâce à sa tante. À l’époque, elle cherche surtout une manière de s’impliquer dans la communauté et de rencontrer des gens. Elle commence comme bénévole, avant d’accepter un poste à temps partiel, puis de s’impliquer au conseil d’administration. Quelques années plus tard, elle devient directrice de l’organisme.
En parallèle, elle poursuit toujours son travail pour Mary Kay, où elle évolue depuis plus d’une décennie. Un équilibre qu’elle décrit comme naturel. « J’ai toujours eu besoin de faire plusieurs choses. Je suis une fille de défis. »
Aujourd’hui maman de deux jeunes enfants, Vicky Aubin jongle entre la famille, l’entrepreneuriat et le milieu communautaire. Une réalité qui demande beaucoup d’organisation, surtout qu’elle vit avec un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). « Mon truc, c’est d’être occupée et structurée », explique-t-elle en riant.
Ses journées commencent souvent à 5 h du matin, non pas pour travailler immédiatement, mais pour prendre un moment de calme avant le début de la journée. Méditation, gratitude et listes de tâches font partie de sa routine quotidienne.
Malgré un horaire chargé, elle insiste sur l’importance de rester présente pour ses enfants et de ne pas « s’oublier » comme mère. « Je pense qu’il faut continuer d’avoir des rêves et des projets », affirme-t-elle.
L’humain au cœur des projets
Au Café Fougère, ce sont surtout les relations humaines qui l’animent. Elle parle avec enthousiasme des bénévoles, des employés et des citoyens qui fréquentent l’endroit. Selon elle, le lieu attire des gens qui choisissent d’y être, ce qui contribue à créer une ambiance particulière. « Les gens viennent ici par choix. Ça change tout », souligne-t-elle.
Elle dit aussi avoir toujours été attirée par les milieux où l’entraide et l’écoute prennent plus de place que la compétition ou les conflits.
Cette sensibilité se reflète dans sa vision du communautaire. Pour elle, les petites initiatives peuvent avoir un impact important dans la vie des gens. Elle évoque notamment un récent événement de poésie organisé au café, où deux étudiants introvertis ont osé lire leurs textes devant un public pour la première fois. « À la fin, ils se sont regardés et ils ont dit “On l’a fait.” Ça, pour moi, c’est précieux. »
Animée par la découverte
La musique et la danse occupent aussi une place importante dans sa vie. Passionnée de danse latine, elle a rencontré son mari dans une école de danse il y a une dizaine d’années. Une histoire qu’elle raconte avec amusement et tendresse.
« Dans la danse, parfois c’est lui qui guide, parfois c’est moi. Dans la vie aussi, c’est un peu comme ça », dit-elle.
Curieuse de nature, elle dit avoir constamment besoin de découvrir de nouvelles choses, qu’il s’agisse d’activités, de projets ou simplement d’un nouveau restaurant. Ce besoin de nouveauté nourrit autant sa vie personnelle que professionnelle.
Lorsqu’on lui demande sa plus grande fierté, elle revient spontanément à sa maison, symbole de stabilité pour elle et sa famille. Mais elle mentionne aussi toutes les petites victoires accumulées au fil des années, c’est-à-dire les projets réalisés, les activités qui fonctionnent, les gens qui gagnent confiance en eux. « Chaque petite différence qu’on peut faire, c’est une fierté. »
À travers ses multiples rôles, Vicky Aubin semble surtout chercher à créer des espaces où les gens peuvent se sentir accueillis, écoutés et valorisés. Une approche qui rejoint la mission du Café Fougère, mais qui dépasse aussi les murs du café !