(Photo : CEP Saint-Jérôme)
L’une des formations offertes en alternance Travailétudes est le Soudage montage.
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Apprendre en étant rémunéré

Par France Poirier

Suivre une formation à l’école tout en étant rémunéré dans une entreprise, c’est possible dans trois programmes du Centre d’études professionnelles (CEP) de Saint-Jérôme.

Les trois programmes offerts en alternance travail-études sont : Conseil et vente de pièces d’équipement motorisé (DEP 1095 heures), Soudage montage (DEP 1800 heures) et Usinage (DEP 1800 heures).

« Il y a de fortes possibilités que d’autres formations soient offertes dans cette formule soit en Carrosserie et en Mécanique automobile », nous confie Joany Ferland, agente de développement Service aux entreprises du Centre des services scolaire de la Rivière-du-Nord.

CEP Saint-Jérôme« Ces programmes ne sont pas nouveaux, on en a fait avant la pandémie. Ce qui est nouveau c’est la rémunération qui est passée de 15 $ à 25 $ l’heure pour un montant total de 25 000 $ par étudiant maximum. Ça contribue à contrer la pénurie de main-d’oeuvre et on aide les entreprises au recrutement », explique au Journal Yanie Villeneuve, agente de développement au Centre d’études professionnelles (CEP) de Saint-Jérôme.

Les étudiants sont formés sur mesure pour les entreprises. Ils sont 60 % du temps à l’école et 40 % en entreprise.

Une solution gagnante

« L’apprentissage en milieu de travail, c’est gagnant pour tous. On aide les entreprises à trouver du personnel et l’étudiant devient rapidement productif. Le premier bloc, les participants sont surtout en apprentissage. L’élève arrive en classe. On le forme chez nous et dès le 2e bloc, il est productif. Il faut que l’entreprise soit consciente que c’est un élève. Lorsqu’il est en classe, il est sous notre responsabilité et lorsqu’il est au travail c’est un employé qui est rémunéré par l’employeur », ajoute madame Villeneuve. Ces projets sont réalisés en partenariat avec la CPMT (Commission des partenaires du marché du travail). Cet argent provient des entreprises qui font 2 M$ de chiffres d’affaires et plus. La loi les oblige à remettre 1 % de leur chiffre d’affaires en formation. Certaines entreprises n’utilisent pas ces montants pour de la formation, alors ils sont déposés dans la CPMT. Une grosse partie du budget provient des entreprises et retournent en entreprise grâce au programme COUD. Le programme COUD (formation de courte durée) a vu le jour grâce à ces sommes.

« Quand l’entreprise embauche l’élève en formation, elle est remboursée par ce programme. L’investissement pour les entreprises est au niveau du temps, de l’énergie déployée pour le former, d’assumer peut-être les erreurs qui pourront être faites durant la formation », ajoute Yanie Villeneuve.

Les programmes en alternance Travailétudes sont une belle façon de prévoir la relève. « Le taux de placement est très bon. Les entreprises sont au rendez-vous. On travaille fort pour recruter les élèves », conclut Madame Villeneuve.

Pour en savoir plus sur le CEP : https://formationcep.com/

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