Un dîner de Pâques rassembleur pour briser l’isolement
Plus de 50 aînés réunis, des bénévoles mobilisés et une ambiance chaleureuse : le dîner de Pâques des Petits Frères à Saint-Jérôme a été un franc succès.
L’événement a rassemblé 58 personnes, dont 28 aînés âgés en moyenne de 87 ans, accompagnés par une trentaine de bénévoles. Dès leur arrivée, ces derniers ont été pris en charge, jumelés et accompagnés tout au long de la journée. Service aux tables, cuisine, vestiaire : chacun avait un rôle bien défini.
Des moments humains marquants
Au-delà du repas, c’est l’aspect humain qui a marqué les organisateurs. Plusieurs aînés, parfois très isolés, ont saisi l’occasion pour socialiser. Une participante habituellement réservée s’est même fait de nouveaux contacts au cours de la journée.
L’impact émotionnel a aussi été palpable. Selon Trycia Bélanger, coordonnatrice des Petits Frères, une aînée, émue, a confié avoir vécu « le plus beau jour de son année ». Pour plusieurs, ces activités représentent des moments rares de sortie et de contact.
L’isolement, une réalité persistante
L’isolement demeure une réalité bien présente. Certains participants n’avaient pas quitté leur domicile depuis plusieurs mois. D’autres vivent avec très peu de contacts sociaux, parfois limités à quelques appels ou à une visite occasionnelle.
Les besoins sont multiples. Le transport, notamment, constitue un enjeu important. Entre les coûts et les délais du transport adapté, plusieurs aînés peinent à se déplacer pour des rendez-vous médicaux ou des courses. Dans certains cas exceptionnels, des bénévoles offrent un coup de main.
L’accès à l’alimentation représente aussi un défi. Lors du dîner, une quinzaine de repas supplémentaires ont été distribués pour emporter. Un geste simple, mais révélateur des besoins.
Les bénévoles assurent également des visites régulières et des appels hebdomadaires. Ce contact constant agit comme un « filet de sécurité », selon Mme Bélanger, permettant parfois de détecter des situations urgentes.
Une demande en croissance

Malgré une forte mobilisation citoyenne, la demande pour ces services continue d’augmenter. Plusieurs aînés sont actuellement en attente de jumelage, dans un contexte où les ressources communautaires sont déjà sollicitées.
Dans ce cadre, des événements comme le dîner de Pâques prennent tout leur sens. Ils offrent bien plus qu’un repas, ils offrent un moment de répit, de dignité et de connexion humaine.
Mme Bélanger mentionne aussi la présence de quelques conseillers municipaux à la Ville de Saint-Jérôme, qui ont non seulement assisté à l’événement, mais ont également aidé à accomplir certaines tâches comme la vaisselle, par exemple.
La coordonnatrice lance un appel aux plus jeunes. Selon elle, le bénévolat doit s’adapter aux réalités actuelles. « Même une heure, ça peut faire une différence », insiste-t-elle. Elle croit fermement à la richesse de l’intergénérationnel, autant pour les aînés que pour les bénévoles eux-mêmes.