| Par journal-le-nord

Tout quitter et recommencer à zéro

Laëtitia Charlet raconte

Laëtitia Charlet est arrivée à Montréal fin février avec sa résidence permanente en poche. De passage à Saint-Jérôme dans le cadre du programme Un emploi en sol québécois, elle y a rencontré le CISSSS des Laurentides.   

 

« Pour moi, c’est une porte d’entrée vers un nouveau métier, à l’endroit où je souhaite vivre. Il y a des besoins très importants dans ce secteur, souligne-t-elle. Dans mon cas, il n’y a pas forcement d’offres d’emploi disponibles tout de suite, mais j’ai saisi cette opportunité de venir après avoir rencontré l’équipe d’Un emploi en sol québécois au Salon de l’immigration. C’est aussi une occasion de réseautage et de se faire connaitre ».

Laëtitia Charlet possède deux diplômes, une maitrise en ressources humaines et un diplôme de psychologue clinicienne, qui n’est pas encore reconnu au Québec.

Elle arrive de Lyon, en France, avec son mari. « Le Québec, c’est une histoire d’amour qui a commencé il y a quelques années. J’y suis venue la première fois en 2006. A l’époque, j’étais encore étudiante en France et je voulais trouver un stage de fin d’études à l’étranger. J’ai eu la chance d’obtenir un stage ici dans une agence de santé et de services sociaux. Ce fut une très belle expérience qui avait débouché sur un emploi et finalement, au lieu de rester sept mois, je suis restée trois ans ! »

Ensuite, elle a toujours gardé en tête ce projet d’immigration permanente. « Ça a pris quelques années, j’ai commencé ce projet de résidence permanente en 2012. Personnellement je n’aurais pas fait ce pas d’immigrer définitivement dans un pays sans en connaitre au minimum les codes et les valeurs ».

Laëtitia est venue ici avec un rêve en tête, celui de s’installer dans les Laurentides. « J’ai découvert cette région il y a quelques années parce qu’un de mes amis québécois y habite. Pour moi, c’est vraiment le parfait compromis entre la ville et la qualité de vie. Mon objectif est de pouvoir m’acheter ma maison ici et y construire ma famille. Et éventuellement, au niveau professionnel, de pouvoir conjuguer les deux métiers que j’ai et peut-être avoir dans un avenir plus lointain un métier en tant que travailleur indépendant ».

Pas si facile

« J’ai une vision qui est peut-être influencée par celle que j’ai eue quand je venue il y a treize ans. J’avais eu beaucoup de chance et de très belles opportunités. Mais je trouve que le marché de l’emploi sur Montréal s’est vraiment resserré et qu’être immigrant aujourd’hui au Québec, ce n’est pas si facile que ça. Oui, je suis pleine d’espoir, même si je revois un peu les choses parce que trouver un travail ici n’est pas si simple. On parle de pénurie de main-d’œuvre, mais il y a une réalité aussi qu’on n’a pas en tête avant d’arriver, celle que les besoins ne concernent pas forcément les niveaux de qualifications pour lesquelles on a été sélectionné. C’est la réalité qui a été la plus difficile pour moi depuis que je suis arrivée », confie Laëtitia Charlet, qui ajoute qu’elle a été agréablement surprise du nombre de structures qui peuvent accompagner les nouveaux arrivants. « Je trouve que c’est vraiment une chance parce qu’on vient tous avec un passé et des difficultés plus ou moins grandes ».

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