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Santé mentale : Des intervenantes au poste de police

Par France Poirier

Dans le cadre d’un projet pilote avec le Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides (CISSSL) et le Service de police de Saint-Jérôme (SPVSJ), des intervenantes seront sur place au poste de police pour faciliter les interventions policières auprès de la clientèle en santé mentale.

Trois intervenantes psychosociales s’installent dans les locaux du poste de police. Il y aura une présence de jour et de soir, sept jours sur sept. Les policiers sont très souvent les premiers répondants lors de situations de crise qui impliquent des individus aux prises avec des troubles mentaux. Ainsi, les intervenantes travailleront en partenariat avec les patrouilleurs et d’autres spécialistes du CISSS pour mieux gérer les citoyens désorganisés et en état de crise afin de les orienter vers les bons services. Le déploiement du Projet Liaison policier Saint-Jérôme devient un atout.

« Le CISSS des Laurentides est heureux que le Service de police de la Ville de Saint-Jérôme ait démontré un intérêt à travailler étroitement avec les professionnels de notre établissement afin d’améliorer leurs interventions face à ce type de problématique », a précisé Rosemonde Landry, présidente-directrice générale du CISSS des Laurentides.

Intervention auprès des personnes vulnérables

« Les policiers sont appelés sur un très grand nombre d’interventions. Ils deviennent multitâches dans plusieurs domaines. Comme il est impossible de devenir des spécialistes dans tous ces domaines, l’apport des intervenantes psychosociales fera en sorte que nous deviendrons des référents afin qu’elles puissent réaliser leur mission dans les domaines où elles sont les spécialistes (santé mentale, toxicomanie, itinérance, situation de crise, désescalade). Dans une phase future, il serait souhaitable qu’elles puissent se déplacer sur les appels en cours et assister les policiers auprès d’une clientèle vulnérable et ainsi prendre en charge la mise en place d’un filet de sécurité. Le but ultime est toujours d’aider cette clientèle dans le besoin », explique Martin Pelland inspecteur à la Division des actions proactives et affaires avec la communauté au SPVSJ.

Ce projet se concrétise grâce à l’aide financière d’urgence apportée en mai dernier par le ministère de la Santé et des Services sociaux pour assurer le rehaussement des services psychosociaux généraux adultes et en santé mentale offerts au sein des établissements du réseau de la santé et des services sociaux. C’est grâce à cette aide que le Projet Liaison policier Saint-Jérôme a pu être mis en place.

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