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Pour que cesse l’impunité dont jouit l’industrie extractive canadienne!

Par Lpbw

Afin de souligner le Jour de la terre, le mardi 22 avril, Solidarité Laurentides Amérique centrale (SLAM), organisme communautaire de coopération internationale (OCI) qui oeuvre dans la région des Laurentides depuis 1984, et ses partenaires, tenaient une conférence de presse sur la question de l’industrie extractive canadienne dans les pays en développement.

Tous interpellent la population des Laurentides et l’invitent à poser des gestes pour rendre l’industrie extractive canadienne plus responsable, soit de signer en grand nombre les cartes de Développement et Paix et du Syndicat des Métallos qui sont adressées aux élus.

Tout cela pour faire cesser l’impunité dont jouit cette industrie et la contraindre à respecter les grandes conventions internationales en matière de droits humains et environnementaux.

Rappelons, prenant l’exemple du Guatemala, que les communautés affectées par les impacts des projets miniers canadiens qui créent des ravages dans leurs vies, tentent de mobiliser la justice guatémaltèque et canadienne, le droit international, les organisations de défense des droits et l’opinion publique.

Des luttes de résistance réprimées

Marcel Gosselin, le président de SLAM souligne que les conflits à caractère social et/ou environnemental provoqués par les activités de plusieurs compagnies extractives canadiennes, principalement les entreprises minières (près des ¾ sont enregistrées au Canada), se multiplient dans les pays en développement.

On parle de centaines de conflits, sur tous les continents, affectant la plupart du temps des communautés autochtones qui sont mal protégées par leur État, «voire même victimes de leur complicité». « Le plus choquant est de voir ces luttes de résistance être réprimées et criminalisées; des leaders sont assassinés, d’autres sont poursuivis et incarcérés pour avoir défendu leur terre et leur qualité de vie. Face à ces exactions dénoncées par plusieurs organismes de la société civile canadienne, le gouvernement canadien n’a trouvé mieux que de créer en 2009 le Bureau du conseiller en RSE (responsabilité sociale des entreprises) du secteur extractif qui s’est avéré complètement inefficace », explique Marcel Gosselin.

Or ça fait plus de sept ans que, à travers le Canada, se mènent des campagnes d’organismes de la société civile pour dénoncer cette politique laxiste du gouvernement conservateur et proposer des mesures comme la création d’un poste d’arbitre impartial chargé de régler les litiges impliquant des communautés livrées à elles-mêmes face à la voracité de transnationales milliardaires.

Se sont ajoutés dans les dernières années plusieurs projets de loi privés présentés par des députés des oppositions libérale (bill C-300), néo-démocrate (bill C-323 et C-584 et bloquiste (bill C-438). Tout cela pour faire cesser l’impunité dont jouit cette industrie et la contraindre à respecter les grandes conventions internationales en matière de droits humains et environnementaux, mais sans succès.

Nouvelles campagnes

Cette année, de nouvelles grandes campagnes sont mises en place. La population est à nouveau invitée à poser des gestes pour réviser la politique canadienne en cette matière. Mentionnons principalement la campagne de Développement et Paix «Une voix pour la justice : un ombudsman pour une exploitation minière responsable » et celle du Regroupement canadien pour la reddition de comptes des entreprises (RCRCE) -à laquelle participe, entre autres, Amnistie internationale et le Syndicat des Métallos- «Une affaire de justice» (pour que les victimes d’abus de la part d’entreprises canadiennes à l’étranger puissent se faire entendre devant les tribunaux canadiens).

D’autres événements d’envergure, porteurs des mêmes revendications, suivront dans les prochains mois, soit le Tribunal des peuples sur l’industrie minière canadienne dont la première séance portant sur l’Amérique latine se tiendra à Montréal du 29 mai au 1er juin et le Forum social des peuples du 21 au 24 août à Ottawa.

À la faveur de cette effervescence, SLAM, qui fait de la sensibilisation et de la mobilisation sur cette question depuis cinq ans, a jugé opportun d’inviter les organisations de défense des droits et de solidarité internationale, les organisations syndicales et communautaires de même que des députés fédéraux des Laurentides à unir leurs voix pour demander que justice soit faite.

Les cartes de Développement et Paix et du Syndicat des Métallos seront disponibles aux locaux des organismes participants et dans certains commerces comme La Bulle verte à Saint-Jérôme.

Les partenaires de SLAM

Développement et Paix Laurentides, le groupe local de Saint-Jérôme d’Amnistie internationale, la CSN Laurentides, la FTQ Laurentides Lanaudière, le Syndicat des Métallos, le Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL) ainsi que les députés néodémocrates Pierre Dionne Labelle de Rivière-du-Nord et Marc-André Morin de Laurentides Labelle.

Pour plus d’information sur ces campagnes, consultez les sites suivants :

Développement et Paix : htpp://www.devp.org

Regroupement canadien pour la reddition de comptes des entreprises : htpp://cnca-rcrce.ca/category/alertes/?lang=fr.et

Syndicat des Métallos : http://www.usw.ca/communautaire

Amnistie internationale Canada francophone: http://bit.ly/0justice

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