| Par France Poirier

On doit relocaliser des adolescentes dans un hôtel

Une pénurie de personnel oblige la DPJ des Laurentides à relocaliser des adolescentes des centres de Sainte-Sophie et Huberdeau. 

Dans un reportage de Radio-Canada, on soulignait que « la hausse fulgurante du nombre de signalements depuis le début de la pandémie posait problème. On est passé de 11 000 à 13 000 signalements l’an passé, explique la directrice. Des unités d’hébergement qui comptent normalement 11 ou 12 adolescentes en logeaient parfois jusqu’à 14. Le CISSS des Laurentides devait donc impérativement trouver des solutions. »

En effet, depuis quelques semaines, un centre d’hébergement a été créé à l’hôtel Day’s Inn de Blainville, au sud de la région. Neuf adolescentes y sont hébergées sur une possibilité de dix places. Des aménagements ont été réalisés afin de rendre l’endroit sécuritaire dans une partie réservée de l’hôtel.

« L’aménagement du Days Inn constitue une mesure temporaire qui vise à répondre à un besoin immédiat. Cette unité temporaire représente un projet inédit et novateur, qui bénéficie d’une belle collaboration avec le propriétaire du complexe et avec le Service de police de Blainville. Il s’agit d’un projet axé sur les jeunes, leurs besoins, leur développement et leur sécurité », explique Myriam, directrice de la DPJ Laurentides.

« Sur place, les jeunes sont encadrés par deux éducateurs et deux agents d’intervention, en plus de la cheffe de service et de deux agents de surveillance (la nuit). Ces jeunes reçoivent la même offre de services que dans les Centres de réadaptation pour jeunes en difficulté d’adaptation, c’est-à-dire qu’ils ont aussi accès à une infirmière et à un psychoéducateur », ajoute Isabelle Beaulieu, cheffe de service de la Transition.

Plus facile de recruter au sud de la région

« Blainville est bien située et les gens veulent y travailler. C’est plus facile de recruter du personnel qu’à Huberdeau », souligne Mme Briand. « Le nombre d’adolescentes aux sites d’Huberdeau et de Sainte-Sophie est en hausse, alors que l’embauche est de plus en plus difficile à combler », ajoute la DPJ. C’est pour cette raison que le CISSS des Laurentides a choisi d’aménager le site de désengorgement à Blainville. 

« Les parents ont été consultés avant de relocaliser les jeunes filles. Ils peuvent les visiter tout comme dans un autre centre », ajoute Mme Beaulieu. « On peut déployer l’ensemble de l’offre de service avec du personnel éducateur, des infirmières et des gardiens d’institution », nous confie Mme Briand. La DPJ a loué cette espace pour six mois, avec une possibilité de prolonger le bail au besoin.

Services d’hébergement

Le service d’hébergement est une mesure d’exception pour soutenir l’intervention auprès de l’enfant et de sa famille. Il vise à offrir à l’enfant ou l’adolescent un milieu substitut.

Le recours à un hébergement peut survenir lorsque les comporte-ments d’un jeune dépassent certaines limites ou qu’un parent n’arrive plus à gérer la situation et qu’il se trouve démuni, voire dépassé face à ces comportements. Dans d’autres situations, un jeune peut être si perturbé par son vécu personnel et/ou familial qu’il ne parvient plus à s’adapter avec des moyens adéquats et qu’il peut se mettre en danger.

Le recours à un hébergement doit toujours viser la réintégration de l’enfant ou de l’adolescent dans son milieu familial.

Source : DPJ des Laurentides

La DPJ des Laurentides héberge présentement 185 jeunes (incluant les neuf jeunes au Days Inn), répartis dans les quatre Centres de réadaptation pour jeunes en difficultés d’adaptation :

• 96 à Huberdeau

• 27 à Sainte-Sophie

• 32 à Saint-Jérôme

• 21 à Sainte-Agathe

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