Un chien beagle, même en laisse, a mordu une randonneuse à Saint-Hippolyte.
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Morsures de chiens : Superviser son chien en tout temps en lieux publics

Par Luc Robert

Depuis l’entrée en vigueur d’un règlement provincial, le 3 mars 2020, un chien non tenu en laisse (longueur maximale de 1,85 m), dans un endroit public, peut entraîner à son maître une amende variant de 500 $ à 1 500 $.

La dite mesure ne s’applique toutefois pas dans les parcs à chiens, ou dans les endroits réservés aux compétitions canines, à la chasse, à une exposition ou à un cours de dressage. Le règlement ne touche pas non plus les chiens d’assistance. Par ailleurs, un chien de 20 kg et plus doit aussi porter un harnais ou un licou en tout temps, dans un lieu public.

Adoptions massives

Depuis le début de la pandémie, les adoptions du meilleur compagnon de l’homme ont augmenté en flèche, tout comme les incidents où des citoyens prennent simplement une marche en sentier ou sur un lac.

Ç’a été le cas d’une dame de Saint-Hippolyte, qui a dépassé un chien (en laisse) lors d’une marche, avant que celui-ci vienne la mordre sur le côté du genou. Le propriétaire du beagle en question s’est excusé, mais le geste a tout de même été posé. La dame ne l’a pas vu venir.

« C’est très fâcheux, mais je ne suis pas surprise. Je n’excuse pas le geste, mais ça m’est même arrivée, en début de carrière. Quand tu vois un petit chien, tu as tendance à prendre moins de précautions : tu te dis que ça ne mord pas fort. Et pourtant, ils peuvent faire des dégâts », a soulevé Mme Lucie Duquette, directrice de la SPCA Lanaudière-Basses-Laurentides.

L’organisme, qui supervise les petits animaux, entre autres dans le secteur de Saint-Hippolyte, n’a pas reçu de signalement dans le cas précis du beagle.

« Ça peut être dû à un paquet de facteurs. Le chien a-t-il eu peur ? Depuis le début du confinement, en mars dernier, les enfants sont souvent à la maison, tout comme les parents. Un stress circonstanciel des humains est souvent transmis aux bêtes. J’ai vu des cas où des chiens ont mordu les propres enfants ou parents de leur famille. Mais encore une fois, je ne parle pas du cas précis évoqué ici. »

Patrouilles

À Saint-Hippolyte, l’application de la loi proviciale « visant à favoriser la protection des personnes, par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens », soit la loi P-38.002, r. 1, se fait en duo. « La SPCA a cette responsabilité et notre département de la sécurité communautaire est en appui, au besoin », a commenté par écrit le maire, Bruno Laroche.

Alors que la majorité des règles encadrant les chiens étaient autrefois prévues par les municipalités, le règlement provincial prévoit désormais des règles minimales, partout au Québec. À l’article 20, il est notamment spécifié « qu’un chien doit en tout temps être sous le contrôle d’une personne capable de le maîtriser. »

« Les chenils ou animaleries ont aussi une responsabilité, lors d’une adoption : ils représentent le premier filtre. Si une dame de 75 ans se présente à notre SPCA pour avoir un berger australien, qui doit sans cesse bouger, c’est ma responsabilité de lui dire que ce n’est pas le choix idéal et on lui dira. Mais en pandémie, il y a une minorité qui vend juste pour l’argent et non pour le bien de l’animal et de la famille », a-t-elle témoigné.

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