| Par lpbw

Louise Benoit à la tête du Salon Maternité Paternité Enfants depuis 25 ans

ENTREPRENEUR. Louise Benoit était assise sur une terrasse d’Outremont lorsqu’elle a eu un flash qui allait changer sa vie. La résidente de Saint-Hippolyte venait d’avoir l’idée de créer un salon consacré à la famille.

C’était il y a 25 ans, à l’époque où Mme Benoît avait une agence qui fournissait du personnel pour différents événements. «Je visitais les salons et les congrès. Je voyais toutes les femmes enceintes dans mon entourage», raconte l’entrepreneure.

Plusieurs années plus tôt, elle avait remarqué le manque de ressources pour s’informer lors de sa grossesse en 1971. «Le salon est venu combler un besoin», affirme avec énergie la fondatrice «qui n’avait qu’un carrosse en métal et une robe à fleurs» pour accueillir sa fille Marie-Soleil.
Sans peut-être le savoir, l’idée de ce salon germait dans sa tête. Elle s’est donc mise au travail.

«Ce n’est pas tout d’avoir une idée, il faut aussi la mettre en application», dit-elle avec justesse. Pour son salon, la femme d’affaires voit grand. Elle visite plusieurs endroits de grande superficie, dont le Stade olympique de Montréal, mais c’est à la Place Bonaventure qu’elle arrête son choix. «Le propriétaire était bien intéressé par la maternité et la paternité. Je voulais faire ça dans une vraie salle». Près d’un quart de siècle plus tard, l’événement se tient toujours à cet endroit.

Déterminée et convaincante

Depuis sa création, le Salon Maternité Paternité Enfants a pris de l’ampleur passant de 70 exposants en 1993 à quelque 250 aujourd’hui et plus d’un million de visiteurs ont franchi les tourniquets de la Place Bonaventure. «À mes débuts, j’avais dit naïvement que j’étais là pour les 20 prochaines années». Celle qui avait 40 ans à l’époque avait finalement visé juste.

Selon elle, pour tenir cet événement pendant toutes ces années, il faut être déterminé, convaincant et bon vendeur. «J’ai été vendeuse dans des boutiques. Je pouvais vendre n’importe quoi à n’importe qui. J’ai toujours eu ça en moi. C’est inné. Mon père était un communicateur qui avait le sens des affaires», souligne la grand-maman qui s’inspire de Jacqueline Vézina qui a tenu le Salon de la Femme pendant 25 ans.   
  
D’année en année, l’Hippolytoise est fière de contribuer à l’industrie du bébé et de la famille. «Je fais rouler cette économie. Des milliers de dollars se transigent», indique celle qui est heureuse de constater que plusieurs exposants lui sont fidèles depuis les débuts du Salon.

Pas près d’arrêter

Louise Benoit ne semble pas près de tirer sa révérence. «Il ne faut jamais arrêter de créer, mentionne celle qui prend l’exemple de la journaliste et écrivaine Janette Bertrand. Je vais être là avec ma marchette et mes lunettes», rigole-t-elle.

Elle ne va peut-être pas rencontrer chaque exposant pour parler de son projet comme elle le faisait au début des années 90, mais elle est toujours aussi impliquée dans cet événement annuel.

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