| Par lpbw

Les familles devront payer 420 $ de plus annuellement

ÉCONOMIE. Les consommateurs doivent s’attendre à une autre hausse du coût du panier d’épicerie en 2017. Quels facteurs expliqueraient cette hausse?

Cette fois, l’épicerie coûtera 420 $ de plus pour les familles canadiennes, soit une augmentation de 3 à 5 % comparativement à l’an dernier, estime des chercheurs de l’Université Dalhousie, à Halifax, qui réalise des études à ce sujet depuis quelques années.

Selon ces chercheurs, l’élection de Donald Trump et la possible hausse de la valeur du baril de pétrole auraient un impact sur l’augmentation des prix des aliments.

Professeur en économie et finances à l’Université du Québec en Outaouais, David Tessier n’est pas tout à fait d’accord avec cette analyse.

«Je suis loin d’être un fan de Donald Trump, mais il a le dos large. Il ne faut pas exagérer. Par ailleurs, la hausse du baril de pétrole est assez modeste. Ce n’est pas ce facteur qui explique la hausse du coût du panier d’épicerie».

M. Tessier croit plutôt que la faiblesse de la devise canadienne a un impact plus important.

«Ça nous coûte plus cher pour importer, donc ça se traduit au bout de la ligne par des prix plus élevés», indique-t-il. Conséquemment comme les fruits et légumes doivent être importés l’hiver, le panier d’épicerie augmente davantage durant cette période, remarque le professeur. «L’offre est plus faible l’hiver. Mais la bonne nouvelle c’est que le printemps et l’été s’en viennent et les prix vont baisser».

Rien d’inquiétant

David Tessier  estime qu’il ne faut pas seulement regarder le coût du panier d’épicerie, mais bien l’ensemble de la consommation des ménages.

«L’inflation est relativement faible, c’est en dessous de 2 % par année. Le consommateur perd quelque part, mais gagne ailleurs. Dans l’ensemble, le consommateur se porte très bien. Il n’y a rien d’inquiétant», explique-t-il. 

Notons qu’au Québec la concurrence augmentera davantage que dans le reste du Canada, ainsi le taux d’inflation alimentaire sera maintenu à un niveau inférieur à la moyenne canadienne, selon des chercheurs de l’Université Dalhousie.  
 
Hausse anticipée en 2017

Restauration: 2 à 4 %
Produits laitiers et œufs: 0 % à 2 %
Fruits et noix: 3 % à 5 %
Pains et céréales: 0 % à 2 %
Viandes: 4 % à 6 %
Légumes: 4 % à 6 %
Poissons et fruits de mer: 4 % à 6 %

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