| Par lpbw

Les citoyens proposent des idées pour une ville plus harmonieuse

CONSULTATION. Les citoyens de Saint-Jérôme étaient appelés à se prononcer sur l’architecture de leur ville, le 27 avril à l’Hôtel de région. 

Lancée par l’Ordre des architectes du Québec (OAQ), cette consultation publique vise à préparer une future politique nationale de l’architecture pour le Québec. Les représentants de l’OAQ qui sillonneront 13 villes veulent connaître l’opinion de la population.

Quels projets de développement vous inquiètent et pourquoi ? Si vous étiez ministre de l’architecture, que feriez-vous ? En quoi l’architecture influe-t-elle sur votre quotidien? Voilà quelques questions posées aux participants. «Plusieurs personnes nous parlent de l’étalement urbain, de la place des cyclistes et des piétons. Certains nous disent que leur ville n’est pas accueillante, qu’elle est faite de façon banale. D’autres déplorent que les infrastructures soient construites au plus bas prix ou que les projets soient déjà «cannés» avant d’avoir consulté la population», résume Nathalie Dion, présidente de l’Ordre des architectes du Québec qui a assisté à quelques consultations publiques à travers la province.

Des inquiétudes

En groupe de six à sept, les participants ont discuté de leurs inquiétudes, de ce qui les enthousiasme et ont proposé certaines pistes de solutions pour améliorer leur ville. «Nous sommes inquiets du développement sans respect des caractéristiques d’un site. Les projets qui n’ont pas de qualités architecturales et environnementales dans lesquelles le promoteur est seulement là pour faire de l’argent», a mentionné une citoyenne.

Une autre participante estime qu’il faut trouver une nouvelle vocation aux anciens bâtiments. «Il faut arrêter de construire quand on peut récupérer d’autres bâtiments», estime celle qui croit également qu’il faut cesser la construction en hauteur des résidences pour personnes âgées.   

Pour sa part, Marjorie Bourbeau s’est faite la porte-parole de son groupe pour dénoncer les projets de démolition du patrimoine bâti et des bâtiments historiques. «Il faut conserver les arbres centenaires au lieu de les raser. Nous sommes inquiets de la densification sans respect du milieu et des gens qui y habitent», a indiqué la conseillère municipale à Saint-Adolphe-d’Howard.  

Une vision à long terme

Présente lors de l’événement, la directrice de l’urbanisme de la Ville de Saint-Jérôme, Salima Hachachena, veut voir «des lieux qui ont une âme, une identité, qui sont ancrés dans le temps et qui ont cette capacité de perdurer».

Pour elle, la notion de patrimoine est importante et une ville doit comporter des lieux intergénérationnels. 

Celle-ci croit que les architectes et les urbanistes doivent aller sur la place publique pour «dire ce qu’il en est». «Ça nous prend des gens qui n’ont pas peur de perdre leur poste. Des gens qui ne font pas de politique», affirme-t-elle.

Marianne Grenier estime que le gouvernement doit obliger les villes à avoir une politique à long terme en matière d’architecture. «Il faut une vision globale et non une vision ponctuelle», soutient la Jérômienne.

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