Manon St-Jean

| Par France Poirier

Le CALACS soutient les victimes d’agression sexuelle

Dans la foulée des événements des dernières semaines, où de nombreuses victimes d’agressions à caractère sexuel se lèvent pour dénoncer, le Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Laurentides s’attend à une hausse des demandes d’aide.

À la suite du scandale Harvey Weinstein, aux États-Unis, l’actrice Alyssa Milano a lancé le mouvement #MeToo (#MoiAussi). Au Québec, des victimes ont brisé le silence et dénoncé des allégations d’inconduites et d’agressions sexuelles concernant le producteur et animateur Éric Salvail, Gilbert Rozon, puis l’animateur de radio Gilles Parent et l’éditeur Michel Brûlé.

Soutien pour les victimes

« L’indignation et la colère collectives qu’ont soulevées ces événements ont créé une espèce de filet social pour celles qui ont vécu des agressions. En voyant les réactions des proches face à cette situation, les victimes ont le goût de dénoncer parce qu’elles se sentent en confiance », souligne Manon St-Jean, intervenante au CALACS Laurentides.

Elle ajoute qu’il faut saluer le courage de celles qui parlent, mais aussi le courage de celles qui passent au travers en gardant le silence pour différentes raisons qui leur appartiennent.
«  Au CALACS, nous sommes là pour suivre le cheminement de chacune des femmes qui sollicitent notre appui. Certaines ont besoin d’en parler et d’entreprendre une démarche personnelle pour reprendre le contrôle  de leur vie,   et d’autres veulent dénoncer et porter plainte à la police. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises démarches, chacune y va à son rythme », ajoute Mme St-Jean.

Le CALACS offre une gamme de services adaptés aux besoins des femmes, de 12 ans et plus, qui veulent briser le mur du silence et reprendre le pouvoir sur leur vie : écoute téléphonique, suivi individuel ou de groupe, informations sur les droits et recours, accompagnement dans les démarches médico-légales et autres.

Le CALACS fait aussi de la prévention et de la sensibilisation en milieu scolaire et communautaire, et lors de différents événements.

Choisir de briser le silence

Dévoiler une agression sexuelle n’est pas une décision facile à prendre pour la plupart des victimes. Plusieurs raisons peuvent empêcher une victime de dévoiler l’agression sexuelle, et celle-ci peut garder le silence pendant plusieurs années. Faire le choix de briser le silence permet de :

– surmonter la honte liée au secret qui vous isole;

-avancer et traverser l’étape du déni de l’agression sexuelle, et reconnaître la réalité;

-avoir la possibilité de vous faire comprendre et aider;

-raconter votre expérience à des personnes compatissantes qui reconnaissent votre vécu;

-être en contact avec vos émotions;

-avoir des outils pour réduire les conséquences de l’agression sexuelle.

 

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