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Huit Laurentiens inspirent le monde de l’éducation

Depuis des années, le nombre d’élèves qui ont besoin de psychostimulants pour « fonctionner » à l’école ou d’antidépresseurs pour réguler leur anxiété au secondaire ne cesse d’augmenter.

 

Par ailleurs, la crise sanitaire a forcé beaucoup de jeunes à rester à la maison. Certains ont pu s’appuyer sur les ressources parentales et scolaires efficientes, mais d’autres ont vu leurs défis s’accroître en vivant (ou en étant témoin) de violence, de cyberdépendance, de consommation de drogues, etc. Sans compter que ce confinement a compliqué la vie des enfants dont les parents en arrachent déjà sur le plan économique.

Sous l’initiative d’un groupe de Laurentiens, un colloque à consonance internationale a réuni quelque 9046 participants de manière virtuelle pour initier une réflexion sur les pratiques pédagogiques à privilégier pour éviter que les enfants et les adolescents ne frappent un mur durant la prochaine année scolaire. Docteur en neurosciences, mais aussi ancien enseignant au primaire, Joël Monzée affirme « Si nous essayons de faire en 10 mois ce que nous aurions dû faire en 13 mois, beaucoup de personnes vont souffrir, voire tomber en détresse, explique-t-il ; alors, pourquoi ne pas se questionner sur les pratiques scolaires pour éviter que des jeunes ne se détournent de leur scolarité ou que des profs géniaux ne se découragent ou ne tombent en burn-out ? »

C’est ainsi que la crise sanitaire peut devenir une opportunité pour enseigner autrement. En effet, les pratiques en enseignement telles que nous les connaissons sont fortement appelées à changer pour s’adapter aux nouveaux besoins des enfants et adolescents autant sur le plan affectif que pédagogique. « Que sommes-nous prêts à faire, tous ensemble, pour transformer la culture des écoles et nous recentrer sur les besoins de l’élève? » renchérit Mélanie Quarré, enseignante au préscolaire et co-organisatrice.

« Cela fait des années que nous constatons une augmentation autant du nombre d’élèves en difficulté que de l’épuisement des équipes-écoles qui tentent de répondre aux besoins particuliers dans des conditions qui ne sont pas toujours idéales » , expliquait Joël Monzée, initiateur et organisateur de l’événement qui s’est déroulé du jeudi 11 au dimanche 14 juin dernier. « Nous nous attendions à quelques centaines de personnes, mais c’est plus de 9000 intervenants du monde de l’enfance qui se sont mobilisés pour participer à ce colloque » complète Caroline Quarré, coorganisatrice.

Accueillant principalement des conférenciers de terrain, ce colloque a été offert gratuitement aux enseignants, aux professionnels (orthopédagogues, psychoéducateurs, ergothérapeutes, orthophonistes, psychologues, conseillers pédagogiques, etc.), aux intervenants (TES, éducatrices, surveillants) et aux membres de la direction des établissements scolaires. Les membres des comités de parents y étaient également les bienvenus, ainsi que les associations qui oeuvrent à soutenir les institutions scolaires publiques et privées.

Ce colloque est la première phase d’une mobilisation des milieux scolaires. En effet, « j’anime des formations continues dans de nombreuses écoles du Québec et j’y découvre souvent de belles pépites d’or. Dons, nous aimerions créer une communauté virtuelle d’enseignants et équipes-écoles allumés qui vont vouloir s’inspirer les autres pour réviser leur pratique et remettre l’élève au cœur des préoccupations des intervenants en milieu scolaire. »

Parmi les Laurentiens invités à communiquer leur expérience concrète, citons – outre les trois organisateurs – Karine Létourneau, Kim Nunes, Éric Bellefleur, Sébastien Tardif et Jean-Claude Tremblay.

Il est encore possible de visionner les conférences en s’inscrivant sur le site de l’événement :  cerveauetpsychologie.com/enseigner-autrement-colloque-virtuel

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