(Photo : Médialo - France Poirier)
Henri Prévost est un passionné d’histoire et de musique.   

Henri Prévost : un passionné d’histoire et de musique 

Par France Poirier

Devenu journaliste par hasard, comme il le dit, Henri Prévost a connu une brillante carrière de 40 ans comme journaliste dans les Laurentides à l’Écho du Nord. Rencontre avec Henri Prévost chez Fougères, la café des possibles

Ce n’est pas clair si c’est lui qui a choisi le journalisme ou le journalisme qui l’a choisi, mais ce n’est pas important. Il étudiait dans le domaine des communications qui l’ont mené au journalisme.

« J’étudiais à Montréal à l’université en communications, mais je revenais toujours les fins de semaine à Saint-Jérôme. J’avais ma blonde, mon groupe d’amis et je ne me suis jamais vraiment adapté à la vie montréalaise », raconte Henri Prévost, actuel président d’Histoire et Archives Laurentides (HAL).

C’est à la fin de sa première année d’université qu’il a eu un emploi d’été au journal l’Écho du Nord, puis il n’a jamais quitté. Il y a fait une carrière de 40 ans, prenant sa retraite en 2015.

L’histoire : une passion familiale

Son intérêt pour l’histoire a débuté très jeune et cette curiosité l’a peut-être mené au journalisme.  Comme il le dit si bien : « Un journaliste écrit l’histoire ». Tout ça vient de sa famille. « Chez nous, l’histoire était importante. Quand j’étais jeune, j’aimais les livres d’archéologie. Mes parents s’intéressaient à la culture et à l’histoire, entre autres.  Mon père était un passionné », souligne Henri.

Il y a eu aussi d’autres journalistes dans sa famille, son grand-père ainsi qu’un oncle. Son père était avocat, puis est devenu protonotaire. « Je me souviens que son bureau était au Vieux-Palais et, quand je vais dans les locaux de HAL, je vois où était son bureau », raconte-t-il.

Il n’est pas surprenant qu’à la retraite, on lui ait proposé de faire partie du conseil d’administration de HAL. « Ça doit faire une dizaine d’années que je m’implique pour Histoire et Archives Laurentides. Suzanne Marcotte qui était présidente m’avait dit qu’elle souhaitait qu’à ma retraite je joigne les rangs de l’organisme. J’y suis depuis 2016 et j’ai accepté la présidence en 2019 et je suis encore là. »

La musique, une autre passion

La musique a toujours été importante dans sa vie. Pas seulement pour en faire, mais en écouter. Et ça aussi ça vient de sa famille. « Mes parents écoutaient de la musique classique et j’ai conservé aussi cet intérêt. J’écoute aussi du jazz et, bien entendu, du rock et du folk, mais très peu de musique ou de chansons actuelles, surtout des vieilles. Je suis un nostalgique », confie-t-il.

Jeune, son frère avait des disques de musique de fanfare. « J’ai beaucoup écouté ça à 5-6 ans. Puis j’ai eu un petit tambour. D’ailleurs, on restait à côté du vieux collège où est présentement le palais de justice. Il y avait un groupe de corps et clairons qui pratiquait. J’étais devenu leur mascotte. J’avais 6 ans, 7 ans maximum », se souvient Henri. Il a aussi reçu les influences de son frère et sa sœur plus vieux, qui écoutaient beaucoup de chansons françaises et des chansonniers québécois, que ce soit Léo Ferré, Leclerc, Vigneault.

Et les Beatles sont arrivés

Évidemment, il y a eu les Beatles qui sont arrivés. « J’ai été conquis dès 1964, j’avais neuf ans quand ils sont passés au <@Ri>Ed Sullivan show<@$p>, c’est là, ç’a été comme mon unique passion musicale pendant des années, je n’écoutais pas d’autres choses. Je les aime encore beaucoup aujourd’hui. J’ai quand même élargi mon champ d’intérêt », dit-il en souriant.

À 10 ans, il a reçu sa première guitare. Puis à 11-12 ans, il écrivait des chansons. « Dès le départ, j’écrivais des chansons en anglais, un anglais approximatif, mais c’étaient des reproductions. Ça partait de l’idée de la chanson, puis je refaisais une autre chanson qui lui ressemblait. Donc, progressivement, j’ai joué plus, j’ai joué mieux, puis j’ai joué avec d’autres personnes à la fin du secondaire, dont certains avec qui je pratique encore aujourd’hui, une fois par semaine ».

Ça fait au moins fait 25 ans qu’il n’a pas écrit de chanson. Difficile à oublier puisque sa dernière chanson a été écrite lorsqu’il a rencontré son amoureuse Christine, avec qui il partage sa vie depuis 25 ans.

Il voyage aussi, mais son but est toujours de découvrir les lieux historiques des pays qu’il visite. « J’ai bien plus d’intérêt pour le passé. Le futur, ça ne m’intéresse pas. On va le vivre », philosophe Henri Prévost.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.