| Par Rédaction

Entente de principe pour les CPE

Syndiqués CSN des Laurentides

Le Nord – Quatre jours de négociation intensive, dont le dernier, le 13 février, ont permis d’en arriver à une entente de principe pour l’ensemble des CPE visés par la négociation regroupée sur les clauses régionales et locales.

Rappelons qu’une entente nationale était intervenue le 6 novembre, mais que les employeurs de la région avaient, par la suite, soumis des demandes qui imposaient des reculs dans les conditions de travail particulièrement au niveau des horaires. Saisi de ce dépôt patronal, le conseil syndical avait refusé de négocier sur ces bases et avait opté pour des moyens de pression et l’application de journées de grève.

Par la mobilisation, les travailleuses ont choisi de conserver les couleurs locales de chacun des CPE.

Danielle Deschatelets, présidente du Syndicat des travailleuses en CPE région Laurentides (CSN), explique : « La région est grande et les réalités sont différentes. Pour les membres du syndicat, il était important d’éviter une uniformisation aveugle, car chaque CPE doit avoir une mode de fonctionnement qui favorise la bonne entente dans les équipes de travail ». Ce n’est pas un secret que la gestion de la liste de rappel, par exemple, puisse être bien différente entre le sud et le nord de la région. Ces particularités locales seront d’ailleurs négociées sous peu avec d’autres CPE qui n’ont pas joint la négociation regroupée.

« La mobilisation des travailleuses a convaincu les employeurs d’adopter une approche différente à la table de négociation et nous pouvons compter aujourd’hui sur des ententes de principe. Celles-ci seront présentées en assemblée générale à la mi-mars », ajoute Mme Deschatelets.

Préserver le réseau des CPE

Depuis des années, le syndicat des Laurentides est en action pour contrer les effets des coupures dans le réseau. Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides CSN, estime que le travail incessant du syndicat est essentiel à la survie du réseau et à la protection des conditions de travail.

L’actuel gouvernement ne cache pas ses intentions de favoriser les garderies privées et, malheureusement, plusieurs directions de CPE préfèrent gérer les centres de la petite enfance comme des compagnies, sans égard à l’implication quotidienne des travailleuses qui œuvrent auprès des enfants.

Le STCPERL regroupe plus de 900 membres et est affilié au Conseil central des Laurentides – CSN et à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) qui compte plus de 110 000 membres dans les secteurs public et privé.

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