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Encore beaucoup de portes à ouvrir

Par Lpbw

« Des clés à la portée de toutes ». C’est le thème qu’a choisi le Collectif du 8 mars, dont fait partie la Fédération des femmes du Québec (FFQ), pour célébrer la Journée internationale des femmes 2014. Le 12 mars, des organismes qui défendent les droits des femmes dans la région tenaient leur événement annuel pour souligner cette journée spéciale.

Une cinquantaine de personnes se sont réunies à la Vieille Gare de St-Jérôme mercredi dernier malgré la tempête de neige pour « s’indigner, mais aussi pour voir ce qui reste à faire », ont annoncé les animatrices de la soirée, qui s’est déroulée dans une formule similaire à l’an dernier, soit un 5 à 8 au son de différentes prestations artistiques et activités d’informations.

 

La présence des femmes dans la sphère du pouvoir, l’autonomie, l’équité salariale et la liberté étaient au nombre des sujets abordés, et qui ont suscité l’interaction du public.

 

Le thème des clés, quant à lui, symbolise l’avancement de la cause des femmes dans la société, mais aussi le fait qu’il reste encore beaucoup de portes à ouvrir pour atteindre l’égalité.

Un nouveau regroupement

Depuis peu, les organismes derrière cet événement se sont unis afin de créer le CLAF, le Comité Local d’Actions Féministes, par lequel passera désormais l’organisation de ce rassemblement qui a lieu depuis de nombreuses années maintenant, ainsi que d’autres activités en lien avec la lutte des femmes. Le CLAF est composé du Centre de femmes les Unes et les Autres, du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) des Laurentides et du SOS café de rue – Maison des jeunes Rivière du Nord.

Des enjeux actuels

Une des problématiques que les organisatrices tenaient à aborder est la prostitution. « Il s’agit d’un enjeu très actuel en ce moment au Canada. Il faut se demander ce que la décriminalisation, la légalisation ou l’abolitionnisme amène comme changement dans un pays. Le CALACS se prononce contre la décriminalisation complète puisque pour nous, prostitution égale exploitation. Et un essor de l’industrie du sexe amène souvent une grande demande qui peut mener à la traite des femmes. Nous voulons informer les gens, exprimer notre position et inciter à la réflexion », explique Chantal Dubois du CALACS des Laurentides.

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