| Par lpbw

Deux entrepreneurs inspirent les étudiants du cégep

RENCONTRE. Quelles sont les qualités d’un bon entrepreneur ? Les conseils pour se lancer en affaires ? Les motivations ? Les plus grandes craintes ?

Félipé St-Laurent et Julien Niquet, deux entrepreneurs à succès ont généreusement répondu aux questions des finissants du programme Techniques de gestion d’un établissement de restauration du Cégep de Saint-Jérôme, dernièrement au restaurant pédagogique Neurones et Papilles.

Le premier est propriétaire du commerce de charcuteries Ils en fument du bon et a une émission sur la chaîne Zeste tandis que le second est le cofondateur de la microbrasserie Glutenberg, de la brasserie et distillerie Oshlag ainsi que de Transbroue.

Selon ce dernier, pour faire des affaires il faut être passionné, bien s’entourer, avoir de la vision et être opportuniste. «L’opportunisme, c’est ce qui m’a le mieux réussi. Ça m’a permis de faire passer la production de 20 000 litres de bière à 2 millions. Il faut prendre des risques pour amener ton entreprise à un haut niveau», raconte l’homme d’affaires.

Pour M. St-Laurent, il est important de connaître ses forces, mais surtout ses faiblesses. «Des gens peuvent combler tes faiblesses, c’est donc important de bien s’entourer», souligne le coloré entrepreneur.

Les deux entrepreneurs s’accordent sur l’importance de bien traiter leurs employés afin de les garder à l’emploi de l’entreprise, notamment en organisant des «partys» ou en implantant un programme d’achat d’actions.

Les difficultés

Être entrepreneur comporte son lot de difficultés et de défis. Pour Julien Niquet, la recherche de financement peut souvent être un obstacle.

«C’est d’autant plus vrai en restauration», observe-t-il. Sans des investissements financiers des membres de sa famille et de ses amis, il n’aurait jamais pu se lancer en affaires. «Je suis content d’avoir eu des gens qui ont cru en moi».

Cette aide essentielle est étroitement liée à sa motivation. «Je veux que les gens qui ont investi de l’argent dans l’entreprise deviennent riches avec ce placement-là», lance-t-il.    

De son côté, M. St-Laurent a dû surmonter les commentaires de ses proches. «Tout le monde dit que tu vas te planter, donc tu te mets à douter de toi-même», raconte-t-il.

Celui-ci abonde dans le même sens que M. Niquet quant au financement. Il raconte qu’à ses débuts, il s’est fait refuser du financement par le CLD de sa région à cause du nom ambigu de son entreprise. «Je savais que 50 % du succès de mon commerce serait dû à ce nom». 

En rafales
Leur mentor
Julien: son père, un homme d’affaires
Félipé: Ulysse, un grand maître charcutier qui lui a transmis son savoir-faire

Un moment marquant
Julien: Les prix lors du World Beer Cup
Félipé: Sa rencontre avec le producteur de la chaîne Zest

Leur conseil
Julien: Être passionné et faire ce qu’on aime
Félipé: Rester soi-même

Leurs projets
Julien: Avoir un vignoble et mettre en place un système de franchisés
Félipé: Avoir quatre boutiques (il en a trois) et poursuivre sa carrière à la télé

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