| Par lpbw

Des employés de Bombardier veulent se syndiquer

MIRABEL. Mécontents de leurs conditions de travail, des employés de bureau de Bombardier souhaitent se syndiquer. 

Environ 2 000 employés de trois usines, dont celle de Mirabel, ont entrepris des démarches avec l’Association internationale des machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’aérospatiale (AIMTA) afin de joindre leurs rangs.

Selon le coordonnateur québécois de l’AIMTA, David Chartrand, la colère et la frustration sont actuellement à leur plus haut.

«Plusieurs syndiqués rencontrés ont exprimé qu’au fil des dernières années les non-syndiqués se sont fait retirer des avantages de façon unilatérale sans pouvoir refuser ou même négocier comme c’est le cas des travailleurs syndiqués», explique celui qui ajoute que leur sécurité
d’emploi est inexistante et qu’il y a eu des changements dans les régimes de retraite.

M.Chartrand rapporte qu’à la suite des mises à pied chez Bombardier, l’entreprise en demande deux fois plus de la part de ces travailleurs, mais avec moins de ressources.

«En étant plus exigeant envers les travailleurs, Bombardier fait en sorte que la pression est devenue insoutenable pour ces derniers».

La goutte qui fait déborder le vase

Selon M.Chartrand, l’importante augmentation salariale de six hauts dirigeants annoncée la semaine dernière a été la goutte qui a fait déborder le vase.

«Ça n’a pas aidé les choses. Ils nous disent qu’on doit se serrer la ceinture, ils font des coupes… C’est frustrant pour les employés».
«Les gens aiment travailler pour Bombardier, ce sont de bons emplois, mais la fierté en prend un coup ces temps-ci», termine le syndicaliste.

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