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200 travailleurs de Luxorama dans la rue pour sauver leur emploi

Par Lpbw

Les 200 employés de l’usine Luxorama à Saint-Jérôme mis à pied mardi ont envahi le boulevard Rolland-Godard et la rue de Martigny pour manifester contre la fermeture de l’entreprise d’armoires de cuisine, vendredi après-midi.

« On veut nos jobs », ont scandé les travailleurs qui ont connu leur sort seulement le mardi 18 octobre.

Les manifestants rencontrés baignaient toujours dans l’incertitude. « Nous n’avons pas d’information. Il n’y a pas de communication, de mise à jour ou de suivi. C’est un manque de civisme », lance Marcel Duplain, un employé qui travaille pour Luxorama depuis plus de 20 ans.

Selon certains, les frères Serge et Gilles Dumoulin, propriétaires de l’usine, auraient fermé l’entreprise puisqu’ils ne seraient pas capables de payer les fournisseurs. La situation économique actuelle, semble-t-il, ferait mal à Luxorama.

Toutefois, pour le porte-parole et ancien vice-président exécutif de l’usine, Mario Desmarais, cette fermeture reste incompréhensible. « On ne comprend pas pourquoi, du jour au lendemain, la porte s’est fermée en négligeant ces 200 emplois », lance-t-il avec énergie.

L’adjointe de l’ancien propriétaire, Carmen Duplain, a son opinion concernant cette fermeture. « Il y a peut-être eu de grosses erreurs de gestion », dit-elle.

D’autres employés sont du même avis. « Ça a été mal géré. Maintenant, on se retrouve le bec à l’eau », affirme Sylvain Lebeau.

La frustration était palpable chez les employés qui ont peur de perdre leur paie de vacances. « Je ne te braillerai pas dans la face, mais j’ai le cœur gros », a lancé Martin Fortier, contremaître.

De l’espoir

L’ancien propriétaire Serge Chartrand est prêt à investir de l’argent pour relancer l’usine. Cette semaine, il s’est déplacé en catastrophe aux États-Unis pour rencontrer ses investisseurs.

« Serge Chartrand est prêt à rouvrir l’usine demain », lance le porte-parole. Il faut toutefois que M. Chartrand, les propriétaires et Investissement Québec s’assoient ensemble pour établir un plan de match, ajoute-t-il.

Cette rencontre devra se faire très bientôt. « On n’a pas trois mois devant nous. On a 4 millions $ d’armoires de cuisine à livrer avant Noël. Si ça ne se règle pas avant, on peut mettre une croix sur les 200 emplois. À chaque jour qui passe, les compétiteurs viennent prendre le marché », explique-t-il.

La possibilité que M. Chartrand reprenne les rênes de l’entreprise donne espoir aux travailleurs. « Je suis confiant que ça soit relancé. Si c’est ce qui arrive, on va être aux anges », dit Stéphane Coulombe.

Plusieurs familles travaillent pour Luxorama. Selon Stéphane Coulombe, 16 couples sont employés à l’usine.

Investissement Québec s’active

Quelques heures avant de mettre sous presse, Mario Desmarais affirmait que la manifestation a eu ses effets. « Depuis vendredi, nous avons eu plus de contacts avec Investissement Québec », dit-il.

La rumeur veut que depuis la manifestation, les propriétaires se soient mis sous la protection de la faillite.

Ceux-ci étaient injoignables en début de semaine. Chez Luxorama, la réceptionniste affirmait qu’elle aura des nouvelles des propriétaires mercredi. Seulement quatre personnes travaillent à l’usine actuellement

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