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Un bon coup de main pour les athlètes de la région

Par lpbw

FINANCEMENT. Jugeant les besoins criants et urgents, l’Institut national du sport du Québec (INS) a annoncé lundi un appui financier de 75 000 $ pour soutenir les athlètes de la prochaine génération dans la région.

L’absence de financement de Québec a motivé cet organisme privé à octroyer ce montant au Conseil de développement de l’excellence sportive des Laurentides (CDESL) qui a vu le jour il y a quatre ans et qui vise à supporter le développement du sport de haut niveau.

« Cette année, c’était le temps d’agir. Nous avons pris le risque de puiser dans nos réserves, acheter du temps et donner des ressources au CDESL», a affirmé Marc Gélinas, président-directeur général de l’INS, devant une foule de jeunes athlètes, d’entraîneurs et d’élus de la région.

« L’absence de soutien gouvernemental dérange profondément, a-t-il ajouté dans le cadre d’une conférence de presse. On est préoccupé de voir qu’il y a des services qui sont donnés aux athlètes et aux entraîneurs sans le financement adéquat. On considère que ça vient hypothéquer sérieusement notre capacité d’agir. 60 % des athlètes qui aspirent à faire l’équipe nationale n’ont pas de service dans leur région. C’est important d’agir.»

De son côté, le président du CDESL François Cantin, accueille avec grande joie cette contribution financière ponctuelle non récurrente, mais se désole du manque d’appui du gouvernement « malgré nos demandes et nos représentations des trois dernières années et malgré une reconnaissance de notre statut de centre régional d’entraînement multisport».

« Un pas de géant»

L’entraîneur-chef de Fondeurs Laurentides, Rémi Brière, a souligné que l’aide du CDESL permet d’investir davantage dans la formation d’entraîneurs, dans l’achat d’équipements technologiques et de mettre en place des tests de mesure pour éviter les blessures.

« Les gouvernements investissent beaucoup au niveau de l’excellence, mais très peu à la base. Avec 1 000 $, 2 000 $ ou 5 000 $, on peut faire énormément», a-t-il observé, ajoutant que son club a pu faire l’embauche d’un technicien farteur grâce au soutien du CDESL.

Pour l’athlète olympienne en snowboard originaire de Lac-Supérieur Ariane Lavigne cette annonce représente « un pas de géant pour le développement sportif dans notre région».

« À mes débuts, j’aurais aimé bénéficier de tels services», a dit Mme Lavigne qui travaille comme nutritionniste.

Celle-ci a remarqué que plusieurs athlètes doivent quitter les Laurentides pour poursuivre leur carrière, mais que les jeunes peuvent désormais recevoir des services de psychologues sportifs, physiothérapeutes et nutritionnistes.

Notons que chaque année, 1000 athlètes, 200 entraîneurs, 30 groupes d’entraînement, 20 événements sportifs et 15 activités de formation sont supportés par le CDESL.

L’organisme à but non lucratif offre notamment des services en nutrition sportive, préparation physique et mentale ainsi qu’en soins médicaux sportifs.

Où va aller l’argent ?

26 000 $: Projets de soutien des groupes clients

9 450 $: Soutien des athlètes par des spécialistes

17 640 $: Bonifier le soutien individuel aux athlètes identifiés Élite et Relève

21 910 $: Équipements

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