Richard Lacroix a remporté 4 qualifications et la course établissant un record. (Photo: Marc-Antoine Lacourse)
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Richard Lacroix établit un record en Rallye-Cross

Par Luc Robert

Le pilote Richard Lacroix, de Saint-Colomban, a tout raflé sur son passage, en marge du Grand Prix de Trois-Rivières, où il a remporté quatre épreuves de qualifications et la grande finale de Rallye Crosse.

Âgé de 61 ans, il est devenu le premier de ce circuit canadien à remporter le drapeau à damier à cinq reprises au cours d’une même fin de semaine. « En char de rallye, on partage nos courses à 60 % du temps sur une surface asphaltée et à 40 % du temps sur des gravillons. Dans cette deuxième portion de tracé, on a des sauts à exécuter. À Trois-Rivières, on utilise le circuit routier, puis l’hippodrome juste à côté pour la portion hors route. Le circuit fait 1,3 km au total », a décrit le « roi du stade ».

Mordu d’adrénaline

Lacroix a notamment participé et dominé plusieurs éditions du Super Motocross, qui est présenté annuellement au Stade olympique de Montréal. « C’était des belles années, au stade. C’était plaisant de figurer à un programme où des épreuves de toutes sortes étaient tenues. J’aime particulièrement les épreuves d’auto-cross à full contact, parce que tu peux tasser un concurrent qui se trouve dans ton chemin. Nos véhicules à quatre cylindres pèsent 1 600 livres et produisent 220 chevaux-vapeur. Le moteur Ecotec est si puissant que, lorsqu’on fait un départ, les roues d’en avant ne portent plus à terre », a-t-il décrit.

Le calendrier canadien comporte six courses, situées au Québec et en Ontario. « Il en reste une au calendrier, le 17 septembre à Augusta Park, à Brockville. J’aime encore ce passe-temps et l’adrénaline pour rouler coule toujours dans mes veines. Mais disons que mon dos me dicte de ralentir un peu mes ardeurs. J’ai couru toute ma vie et on vieillit. Mon plus long saut a été réussi à 13 pieds de hauteur, sur une distance de 94 pieds. Heureusement, on compte sur des véhicules solides, avec une cage de protection conçue en tuyaux. Ils sont construits en Californie et homologués par la FIA (Fédération internationale de l’automobile). On porte le HANS (Head And Neck Support) autour du cou, les bas, les gants, le casque, les bottes et la combinaison anti-feu. »

Une saison à la fois

Le pilote laurentien a pris une pause dans sa carrière, de 2008 à 2018. « Je courrais aussi avec les T-Rex. Avec le kit adaptateur, on bat tous les records. Le carcan se trouve à 3 pouces de terre et on peut atteindre 230 km/h. La progression de 0 à 100 km/h s’effectue en… 2,8 secondes ! Et pour arrêter, il faut 150 pieds. Ce sont des bêtes, ces T-Rex », a repris le mordu de vitesse.

Retraité de son commerce de modification de véhicules, il y va une saison à la fois de nos jours. « Depuis que je suis retraité de mon speed-shop, c’est devenu un passe-temps, la course. Vu que je termine toujours parmi les premiers, les bourses permettent généralement de payer les frais. Je compte aussi sur de bons commanditaires. Je suis toujours aussi agressif en piste, mais je suis aussi respectueux. J’ai fait installer des caméras sur mon véhicule et sur un drone, pour prouver ma conduite en course et me protéger par rapport aux autres, car ça joue dur en piste. Mais pour ma part, j’étais 4e à Trois-Rivières quand j’ai réussi à remonter le peloton jusqu’à la victoire. Je l’ai fait proprement, sans touchette avec les adversaires. Tant que la passion suivra, je continuerai d’être en piste », a-t-il assuré.

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