Stéphane Garand et Catherine Morin ont de grands projets pour Dojo Zenshin et la ville de Saint-Jérôme.

| Par Luc Robert

Le Dojo Zenshin vise une expansion d’ici à 2020

Judo

Luc Robert, Collaboration spéciale

Classé premier dans la région de Laurentides−Lanaudière et septième au Québec, le Dojo Zenshin ambitionne de créer un centre régional d’entraînement à Saint-Jérôme en plus de vouloir attirer le championnat provincial de judo de 2020 dans la même cité.

Le club de l’entraîneur-chef Stéphane Garand et de la gérante-administratrice Catherine Morin est toutefois arrivé à la croisée des chemins.
«Soit on prend de l’expansion et nos projets se développent, soit je récupère mes billes, avec le sentiment du devoir accompli. À 51 ans, j’ai beaucoup donné et j’ai encore la passion de continuer.
«En collaboration avec divers organismes, on pourra atteindre ces deux objectifs. Mais on a besoin d’un coup de main, dès maintenant», a évoqué Stéphane Garand, qui souhaite tisser des liens.
Le projet de championnat québécois permettrait d’attirer aux environs de 800 athlètes et leur entourage, estime-t-il.
«Nos deux projets feront rayonner Saint-Jérôme. Nous voulons que la ville devienne la référence en matière de judo au Québec. Notre relève est excellente et elle sera mûre en 2020. Il faut agir tout de suite.»
Les athlètes d’élite du coin doivent régulièrement aller s’entraîner au Centre national, à Montréal, plutôt que localement.
«Pourquoi les athlètes des Laurentides devraient-ils toujours être parachutés à Montréal pour se préparer? Le recruteur Alexandre Émond, d’Équipe Canada, vient régulièrement voir nos jeunes U18 et U16. Plusieurs frappent à la porte d’Équipe Canada. Il faut les soutenir à Saint-Jérôme, pendant que le train passe ici», a-t-il ajouté.
À son Dojo Zenshin (455, rue Fournier, salle multifonctionnelle du cégep), M.Garand entraîne des athlètes de pointe, dont les frères Ganet, Océanne Labelle et son fils Alec, en plus de faire progresser ceux de la relève U14. Le Dojo Zenshin a établi des partenariats de cours de judo avec le Bouclier, le Florès, Adama, ainsi qu’avec les familles moins fortunées.
«On a formé plusieurs entraîneurs de notre propre poche. Nous avons une clientèle solide, ici, mais les infrastructures ne suivent pas. Nous sommes obligés de refuser des inscriptions, faute d’espace. On fait beaucoup avec peu. On a même des contacts avec la DPJ, pour aider les jeunes. En fait, on pourrait tripler le nombre d’adhérents», a décrit Catherine Morin.
Stéphane Garand lance un appel aux autorités locales afin que ses deux projets voient le jour et que les jeunes continuent d’en bénéficier.
«On remercie beaucoup la Ville de Saint-Jérôme et la commission scolaire, mais le problème n’a pas changé en plusieurs années: nous fournissons 72 tatamis (tapis de judo) à la polyvalente, que nous avons payés, et qui servent aussi pour les camps de jour. L’été, c’est le sable qui salit les surfaces, bien que nous ayons un certain contrôle durant l’année scolaire, mais pas l’été. Au cégep (qui a acheté les tapis de M.Garand), l’hiver, c’est la gadoue, les petites roches et la glace. On ne peut effectuer nos manœuvres d’entraînement sans se salir le visage au sol. Ça nous prend un local permanent, où nous pourrons décider de nos propres heures, jours et équipements à utiliser exclusivement pour le Dojo», a achevé M. Garand, aussi très impliqué dans le programme sport-études de judo.
Plus de détails au : http://www.dojozenshin.ca/

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