| Par martine-laval

Salon des Arts de Saint-Jérôme

Nathalie Prud’Homme y dédicace son livre

Nathalie Prud’Homme lançait en septembre dernier son livre Je serai là demain, publié aux Éditions Lacroix. Elle le dédicacera au  Salon des Arts de Saint-Jérôme du 10 au 12 novembre.

Que représente ce livre pour toi, Nathalie?

Un rêve de petite fille! Dès que j’ai su écrire, j’écrivais des histoires et je dessinais. Au départ, c’était sous forme de journal intime, une thérapie au cours de laquelle je mettais en mots mes émotions. Lorsqu’on écrit, on est plus posé, plus porté à la réflexion. C’était pour mes enfants. On les éduque, on leur enseigne les choses de la vie, mais dans le fond, on ne parle pas autant que l’on croit, et on n’explique pas aussi bien que si c’était en mots écrits. Plusieurs chapitres sont donc pour eux, entre autres le chapitre 24, mon préféré : La valeur de mes valeurs.

Quel est ton souhait maintenant qu’il est publié?

Je l’aurais écrit et donné à mes enfants que j’en aurais été heureuse. Je ne suis pas « Miss conseils », et ce n’est pas un guide pour savoir comment passer à travers son cancer en cinq étapes. Ce n’est pas moi du tout. Je suis pleine d’humilité à travers ça. Je pense que le message, en faisant fi des clichés, c’est plutôt comment passer à travers les épreuves de la vie. Lorsque j’ai eu mon diagnostic de fin de vie, je croyais vraiment que j’allais mourir, que je m’en allais aux soins palliatifs. On m’a dit : « C’est ton dernier Noël. Profites-en! ». Donc si mon vécu peut aider une ou plusieurs personnes, tant mieux.

Quant au livre lui-même, c’est sûr que j’aimerais qu’il soit distribué en France, traduit en anglais, pourquoi pas! Je suis comme Madame Tout-le-Monde ». Je n’ai pas vécu une guérison spontanée avec une prière! Y’a pas eu de miracle. Je suis toujours en récidive. Mais le miracle, c’est tout ce qui est beau dans mon quotidien et que je peux encore aimer. Ce n’est pas parce que tu ne guéris pas que tu ne peux pas avoir une belle vie. C’est incurable mon affaire, mais ce n’est pas grave… il y a plein de belles choses qui m’arrivent, et je crois que c’est ce qu’il est important de célébrer.

N’est pas opéré qui veut

Mon cancer est incurable et était inopérable, me disait-on., mais avec les traitements, on a réussi à le stabiliser pendant deux ans. Là, j’ai pu demander d’être opérée. On m’a dit non. Il a fallu que je travaille fort pour avoir mon opération!

Encore une fois : n’est pas opéré qui veut. Il y a beaucoup d’étapes à franchir et il faut suivre un protocole en passant par le Tumor board.

On a finalement accepté de m’opérer en juin dernier pour deux raisons : mon cancer était stable parce qu’on avait réussi à maîtriser les métastases pendant 13 mois qui ont été des beaux mois, et parce que j’étais bien motivée. Aujourd’hui, je suis un nouveau traitement de chimio combiné à une hormonothérapie puisque j’ai un cancer hormonodépendant…

Entre la plume et le pinceau, tu te sens comment dans ton expression?

Nous n’avions pas peint depuis un certain temps Annie (Duranceau. Amie et complice dans la maladie, la vie et l’art) et moi et ça nous manquait beaucoup. Mais nous nous y sommes remises en octobre et nous sommes en exposition durant novembre, chez Hachem. En plus, je fais partie des auteur-e-s invité-e-s au Salon des Arts de Saint-Jérôme du 10 au 12 novembre à la Vieille Gare et à l’Hôtel de région juste en face, où je dédicacerai mon livre disponible sur place pour les personnes qui viendront à notre rencontre.

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