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Nos coups de coeur pour l’été

Par Simon Cordeau

À lire: Metropolitan (1997-2002)

Dans ce monde cyberpunk et transhumaniste, le journaliste gonzo Spider Jerusalem doit quitter sa retraite paisible pour affronter la ville bruyante et sale, et ses habitants monstrueux, grossiers, profiteurs, stupides ou simplement fous. Soyez avertis: le cynisme extrême et la vulgarité de Jerusalem ne sont pas pour tous les lecteurs. Mais la critique cinglante et vitriolique de la société qu’offre cette série a une pertinence étrangement actuelle, 20 ans après sa parution. Médias, politique, religion, identité, technologie, multiculturalisme: tout y passe. Et lorsque Jerusalem rapporte une manifestation d’humains qui revendiquent le droit d’être mi-extraterrestres et que sa chronique est retransmise en direct, difficile de ne pas y avoir le présage de Twitter. 60 numéros, écrits par Warren Ellis et dessinés par Darick Robertson.

À écouter: One hundred mornings (2018)- Windows 96

Connaissez-vous le vaporwave? Ce courant de musique électronique mélange surréalisme et nostalgie, avec des rythmes lents et méditatifs. Par exemple, les sonorités utilisées par Windows 96 rappellent les distorsions d’une cassette VHS, les fichiers MIDI et l’ambiance des premiers ordinateurs. Les morceaux dépeignent des mondes fantasmés et réconfortants, habités de créatures lumineuses.

À voir: Le Peuple Invisible (2007)

Ce documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie se penche sur notre méconnaissance des Premières Nations, l’histoire de la nation algonquine au Québec et ses conditions de vie aujourd’hui. Profondément touchant, troublant et humain, le film met en lumière le déracinement qu’on leur a imposé, les abus qu’ils ont soufferts, et la pauvreté et la détresse auxquelles ils tentent d’échapper.

Disponible sur l’Office national du film (ONF), le documentaire fait partie de la sélection Mieux connaître les peuples autochtones : onf.ca/selection/peuples-autochtones/

À boire: Caribou

Une des rares boissons traditionnelles québécoises. Pas besoin d’attendre le Carnaval de Québec pour savourer ce breuvage vivifiant et chaleureux. Un peu lourd pour les chaudes journées d’été, me direz-vous, mais pour finir la soirée, au bord du feu et emmitouflé dans une couverture, il n’y a rien de mieux. Vous pouvez l’acheter déjà fait à la SAQ, ou le préparer vous-mêmes en ajoutant un peu de fort à un bon vin rouge. On peut le boire chaud, mais l’été, c’est meilleur avec une glace.

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