| Par lpbw

Le retour des Bougon

SAINT-JÉRÔME. Plus de dix années se sont écoulées depuis la fin de la série culte Les Bougon, c’est aussi ça la vie! La famille Bougon nous revient plus vraie que nature dans Votez Bougon. Le même franc-parler, la même provocation et vulgarité irrévérence, la même excessivité, les mêmes liens qui les unis envers et contre tout.

Un film qui sort à point nommé. «C’est avec cet écœurement des gens et la corruption de nos élus qu’aujourd’hui il y a des Donald Trump et des  "Rambo" Gauthier», nous dit d’entrée de jeu, François Avard, un des scénaristes.  Il y a dix ans, lui et ses complices Jean-François Mercier et Louis Morissette, se sont inspirés du réel, de l’écœurement du monde, de politiciens corrompus, ont brassé tous ces ingrédients, et nous ont concoctés ce film réalisé par Jean-François Pouliot. «Il fallait que les gens qui ont aimé la série télé retrouvent les mêmes ingrédients au cinéma. La vulgarité, la provocation fait partie de ça. Il y a du gros rire de ventre, du rire de tête et on a aussi touché le cœur avec de l’émotion», ajoute le scénariste. « Avec le film, on est allé plus loin. Tu ne peux pas juste mettre quatre émissions de 23 minutes bout à bout. On a pu explorer les personnages», ajoute le réalisateur avant de préciser : «C’est une caricature. Ce qui est triste c’est que la réalité est devenue une caricature!»

Dure réalité

En entrevue au cinéma Carrefour du Nord de Saint-Jérôme, Rémy Girard nous confie pour sa part qu’il a été heureux de retrouver tous les comédiens de la famille Bougon. « C’était un cadeau inouï de se retrouver le premier matin de tournage dans le même appartement où on avait tourné la série».  Cette fois, l’histoire veut que Paul Bougon enflamme les réseaux sociaux et l’opinion publique après une participation à une émission télévisée. Devenu une célébrité, il se lance en politique pour faire de l’argent et, fidèle à ses habitudes,  profiter du système. Il fonde son propre parti, le PEN (Parti de l’Écoeurement National) soutenu par son épouse Rita ainsi que ses enfants Junior et Dolorès. Il gagne les élections et obtient le poste de premier ministre. À travers le film, on visitera tour à tour, et avec un humour caustique, tous les sujets brûlants de l’actualité des réseaux sociaux aux  femmes voilées jusqu’à la corruption dans le monde politique. Rémy Girard nous confie, au sujet de l’actualité: «Actuellement, on est dans l’écœurement total, sans discernement».  Il ajoute, parlant du film: «Il ne faut pas oublier que Papa Bougon, c’est un anarchiste, c’est un pur et dur. Il a un discours social très articulé, discours que personnellement je partage parfois… Moi aussi j’engueule de temps en temps la télé!» Il nous raconte avoir pensé à son père dans certaines scènes.  Et, parlant avec affection de son rôle: «    Une de mes scènes préférées, c’est les retrouvailles de Papa et Maman Bougon dans la cuisine.»

Le film prendra l’affiche le vendredi 16 décembre 2016.

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