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Isabel Richer, une actrice mature et sans âge

ENTREVUE. Elle vient d’entamer la cinquantaine et pourtant, on lui donnerait à peine la fin trentaine tant sa bonne mine garde une allure juvénile avec tout ce que cela suppose de beaux rôles féminins à venir encore. Plus de 23 ans après avoir débuté sa carrière de comédienne, Isabel Richer tourne toujours autant. On peut la voir dans les téléromans O’ et Ruptures et dans Les trois p’tits cochons 2, qui vient tout juste de prendre l’affiche dans les cinémas.

Le rôle de Geneviève qu’elle reprend dans Les trois p’tits cochons 2 l’illustre parfaitement puisque la conjointe de Mathieu est dans la force de l’âge en plus d’être une femme autonome et indépendante. Isabel Richer l’admet ; les comédiennes québécoises ont de la chance. De plus en plus de réalisateurs leur offrent de beaux rôles, ce qui détonne avec la réalité d’Hollywood, qui sacrifie ses actrices matures et beaucoup plus tôt que leurs vis-à-vis masculins.

La comédienne croit que le Québec prône davantage le modèle de femme autonome, ce qui vise inévitablement les femmes d’un certain âge. D’où l’intérêt des cinéastes de les représenter sur petit et grand écran. «Je ne sais pas si les auteurs vieillissent, mais il y a de plus en plus de rôles de femmes qui vieillissent et se prennent en main», constate la comédienne, qui compte autant de films que de séries dans son porte-folio.

Passage à la maturité

Fière de son dernier-né, la comédienne s’est pointée à la grande première qui se déroulait au Carrefour du Nord, dimanche dernier.

Dans Les trois p’tits cochons 2, la comédienne campe une belle femme en situation de pouvoir qui devra néanmoins s’affirmer haut et fort pour garder la flamme de son couple bien vivante. Le couple qu’elle forme avec Mathieu a toutefois subi un «lifting» majeur puisque c’est Patrice Robitaille qui lui donne cette fois la répartie au lieu de Claude Legault.

La comédienne assure que le tournage de ses scènes avec le nouvel interprète de Mathieu n’a subi aucun malaise de sa part. «J’ai embarqué dans le tournage comme si ça avait toujours été lui», relate-t-elle.

Celle-ci se dit d’ailleurs bien heureuse d’avoir retrouvé ses compagnons de tournage de 2007 : Guillaume Lemay-Thivierge, Paul Doucet, Sophie Prégent. «Ce fut vraiment un beau tournage. De se retrouver toute la gang ensemble, c’était comme une récréation. Il y avait une belle complicité entre nous.»

Bien qu’elle n’ait pas eu le temps de visionner le film au complet, elle a remarqué le changement de ton imposé par Jean-François Pouliot dans la psychologie des personnages. «Il y a plus de maturité dans la réalisation de Jean-François Pouliot», note-t-elle.

Il faut dire que cette suite va au-delà des blagues sexuelles. Il offre une réflexion plus profonde que le premier, observe-t-elle. «Il y a beaucoup plus d’amour dans ce deuxième film. Ces confidences entre les trois frères, c’est beaucoup d’amour», souligne la comédienne, notant au passage l’à-propos très actuel des thèmes abordés, notamment celui de l’orientation sexuelle non définie.

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